La campagne de déclaration des revenus touche à sa fin. Les derniers contribuables, ceux des départements allant de la Meuse (55) à Mayotte (976), ont jusqu'à ce jeudi 4 juin à 23 h 59 pour effectuer leurs démarches. Il est maintenant crucial de finaliser la déclaration pour éviter des complications.
La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) avait déployé cette campagne en plusieurs étapes, une méthode permettant de gérer le flux des contribuables sur le site des impôts, en évitant ainsi tout engorgement. Les premiers à déclarer, ceux des départements 01 (Ain) à 19 (Corrèze), avaient jusqu'au 21 mai. Une semaine plus tard, les habitants de la Corse (2A et 2B) jusqu’à la Meurthe-et-Moselle (54) ont dû s'y plier. Ce dernier délai est donc particulièrement crucial pour ceux situés de la Meuse à Mayotte.
Cette période de déclaration, qui s'achève ce soir, ne marque cependant pas la fin des opérations liées à l'impôt sur le revenu. En effet, une fois la déclaration validée, l'administration mettra à jour les montants dus pour l'année fiscale 2025, en considérant les paiements déjà effectués via le prélèvement à la source. De plus, les contribuables peuvent s'attendre à un remboursement si trop de prélèvements ont été effectués. Selon les informations fournies par la DGFiP, ces remboursements devraient intervenir entre le 24 et le 31 juillet 2026.
Un remboursement du trop-perçu « le 24 ou le 31 juillet »
La DGFiP rappelle qu'il existe différentes situations pour les contribuables. Pour ceux ayant trop payé en 2025, le montant excédentaire sera restitué par virement sur leur compte. En revanche, ceux qui n'ont pas transmis leur numéro de compte recevront un chèque. À l'opposé, certains ménages devront éventuellement régulariser leur situation si leur revenu a augmenté ou s'ils ont moins dépensé pour des réductions fiscales cette année. Dans ce cas, une régularisation sera prévue à la rentrée, avec un échéancier spécifique pour le remboursement si le montant dépasse 300 €.
Enfin, de nombreux contribuables n'auront ni à payer ni à recevoir d'argent, notamment les 19 millions de foyers non imposables sur les 41 millions de déclarations effectuées l'année dernière, comme l'indiquent des statistiques récentes. Cette situation pourrait être une opportunité à saisir pour ceux qui n'ont pas encore réalisé leur déclaration.







