Plus de trois décennies se sont écoulées depuis la disparition de Didier Seignole, survenue le 27 janvier 1994 après un entraînement de football près de La Douze, en Dordogne. Les enquêteurs ont récemment convoqué trois hommes dans le cadre de cette affaire, mais ils ont été libérés sans qu'aucune accusation ne soit portée contre eux. Selon les informations recueillies par Sud-Ouest, ces hommes protestent de leur innocence et nient toute implication dans la disparition de Seignole.
Alors que l'affaire semblait peut-être sur le point d'éclaircir, les preuves se sont révélées insuffisantes pour justifier une mise en examen. La juge d'instruction, Fabienne Bernard, a la possibilité de les rappeler pour d'éventuelles charges futures, mais pour l'heure, le dossier demeure faible. Les gendarmes du pôle judiciaire spécialisé dans les cold cases ont repris cette enquête en 2023, suite à une demande de la famille de Didier Seignole.
Cette tragédie a laissé un profond impact, non seulement sur la famille de la victime, mais aussi sur la communauté de La Douze, où des rumeurs ont toujours entouré cette affaire. Thierry de Regnauld de La Soudière, un proche de l'affaire, a souvent exprimé son opinion sur le sujet, évoquant l'angoisse qui règne parmi les villageois concernés.
La théorie la plus souvent avancée par la famille de Seignole suggère qu'il aurait pu être victime d'une embuscade liée à des conflits de voisinage. Des témoins interrogés par les gendarmes ont également la possibilité de redéfinir le cap de l'enquête. À ce jour, les hypothèses du suicide ou d'un départ volontaire semblent exclues, car des vérifications approfondies ont déjà été réalisées.







