Au cœur du secteur maritime grec, une voix se démarque : celle d'Evangelos Marinakis, un armateur influent, qui a récemment fait savoir qu'il serait disposé à s'acquitter d'un péage auprès de Téhéran pour naviguer dans le détroit d'Ormuz, théâtre de perturbations majeures du trafic maritime.
"Il est préférable de payer 100.000 à 200.000 dollars en péage plutôt que de faire face à des tracas logistiques"
Ce milliardaire, à la tête de la Capital Maritime et propriétaire de clubs de football tels que l'Olympiakos et Nottingham Forest, a exprimé son avis lors d'une conférence à Athènes, comme l'a rapporté le Financial Times. Marinakis souligne que même un coût significatif serait justifiable pour éviter des retards indésirables.
Estimation de sa fortune à 7 milliards de dollars selon Forbes, sa richesse a grimpé de 43% en un an, ce qui lui permet d'envisager des investissements dans de nouveaux navires.
Des avis divergents dans le secteur
Contrairement à Marinakis, d'autres armateurs et le gouvernement grec insistent sur l'importance de défendre la liberté de navigation sans péage. George Prokopiou, un autre armateur renommé, a déclaré à BFM Business que "la Grèce a toujours été un pays qui lutte contre les blocus".
Les tensions entourant le détroit d'Ormuz sont également exacerbées par les négociations en cours entre Téhéran et Washington, avec l'Iran affirmant son intention de conserver un contrôle stratégique sur ce passage crucial. Pour gérer cette situation, une nouvelle entité a été mise en place par l'Iran pour réguler le trafic maritime et percevoir d'éventuelles redevances.
Alors que l'idée d'un péage permanent est largement rejetée par les États-Unis, l'Europe et plusieurs pays du Moyen-Orient, le Qatar a suggéré des frais temporaires pour faciliter le déminage de la région, bien que s'oppose à une taxation durable.
Pour approfondir : Découvrez qui est George Prokopiou, cet armateur audacieux qui a navigué à travers des zones de conflit.







