Donald Trump a annoncé, le 2 juin, son soutien indéfectible à Abelardo de la Espriella, fervent admirateur de l'ex-président américain, en vue du second tour de l'élection présidentielle en Colombie prévue le 21 juin. "Abelardo est un dirigeant intelligent, qui mettra fin à l'immigration illégale et restaurera l'ordre", a-t-il déclaré sur son réseau Truth Social.
"C'est un honneur pour moi d'apporter mon soutien total à Abelardo, en reconnaissance de son succès personnel et de son soutien envers moi", a ajouté Trump.
Âgé de 47 ans, Abelardo de la Espriella est un avocat millionnaire et étant novice en politique. Il s'est déclaré prêt à établir des relations inédites avec les États-Unis, insistant sur le rôle crucial que ce pays peut jouer dans la lutte contre la criminalité et le narcoterrorisme, selon le magazine Semana.
Détenant également la nationalité américaine, De la Espriella a surpris tout le monde en décrochant plus de 43 % des voix au premier tour, devançant Ivan Cepeda, le candidat de gauche.
Un admirateur de Trump et des leaders latino-américains
Des sondages réalisés par AtlasIntel révèlent qu'Abelardo pourrait atteindre 50,3 % d'intentions de vote au prochain tour. Il s'inspire des politiques de droite de dirigeants comme Nayib Bukele et Javier Milei, adoptant une approche musclée face aux organisations criminelles.
Trump, de son côté, croit fermement que De la Espriella pourrait « booster l'économie, créer des emplois » et « réprimer le crime et la drogue », des thématiques récurrentes qui trouvent écho dans de nombreuses campagnes à travers l'Amérique latine.
Les réactions de l'actuel président colombien
Gustavo Petro, le président sortant de gauche, a vivement réagi à l'affirmation de Trump, le qualifiant de "marxiste d'extrême gauche" et a souligné les dangers que représente l'ingérence étrangère. "Quand un pays s'immisce dans les décisions d'un autre pays, la liberté meurt", a-t-il mis en garde sur X.
Une polémique sur des propos sexistes
Le soutien américain à De la Espriella intervient alors qu'il fait face à une controverse. Un juge de Bogota lui a ordonné de présenter des excuses publiques pour des propos jugés sexistes lors d'une émission de radio le 12 mai. Le candidat aurait fait des commentaires suggestifs envers une journaliste, provoquant une vive indignation.
Le candidat a tenté de minimiser l'incident en le qualifiant d'humour, affirmant ses excuses tout en maintenant que ses intentions n'étaient pas malveillantes.







