La préfecture de Seine-Maritime a décidé, ce mercredi 3 juin 2026, de placer l'ensemble du département en état de vigilance face à la sécheresse. Lors d'une réunion du comité de suivi de la ressource en eau, il a été constaté que malgré un niveau globalement normal des nappes phréatiques, un de ces réservoirs aquifères affiche un taux « modérément bas », tandis que trois autres frôlent ce seuil inquiétant. Cette année, la recharge des nappes de septembre 2025 à mars 2026 s'est révélée insuffisante, aggravée par un mois d'avril particulièrement sec.
Dans son communiqué, la préfecture souligne : « Concernant les eaux souterraines, le niveau des nappes de référence est à ce jour autour de la moyenne pour la plupart des zones sécheresse ». Il convient toutefois de noter que la situation est moins favorable que l’année précédente, suscitant des craintes quant à de futures mesures de restrictions. Ces dernières ne devraient cependant pas être critiques, selon les informations relayées par la préfecture.
Les effets sont déjà visibles dans le paysage local. Le débit des cours d'eau est alarmant, presque tous étant qualifiés de « secs ». Les températures élevées, observées à la fin du mois de mai, accentuent cette problématique. Une mobilisation des usagers de l'eau (citoyens, professionnels, collectivités) est donc nécessaire, pour adopter un « comportement citoyen » face à cette situation de vigilance. Les autorités locales insistent sur l’importance de préserver ce bien précieux.
Les enjeux de la gestion de l'eau en période de sécheresse ne peuvent être sous-estimés. Des experts de l'environnement appellent à une sensibilisation accrue pour s'assurer que les ressources en eau soient utilisées de manière durable et responsable. « La protection de notre environnement passe aussi par une consommation raisonnée de l'eau », déclare un représentant du bureau de l'eau de Seine-Maritime. Il devient essentiel d'anticiper afin de faire face aux défis climatiques, en particulier dans des régions où les périodes de sécheresse semblent se multiplier, comme l'indique Radio France.







