Les États-Unis ont annoncé avoir intercepté plusieurs drones iraniens qui visaient des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, tout en maintenant une attitude optimiste concernant un possible accord de paix.
Le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a confirmé sur X que ces drones avaient été abattus, garantissant ainsi que le trafic maritime dans la région demeure inchangé.
Ce développement se produit alors que Téhéran, les États-Unis et le médiateur pakistanais expriment leur confiance quant à un compromis potentiel, après des semaines de négociations. Cependant, les détails diffèrent selon les médias, ce qui n'annonce rien de simple.
Abbas Araghchi, le chef de la diplomatie iranienne, a déclaré à la télévision d'État que les négociations touchaient à leur fin et qu’un accord pourrait être confirmé dans les jours suivants, incluant la levée du blocus sur les ports iraniens et une gestion renouvelée du détroit d'Ormuz.
Toutefois, il a nuancé cet optimisme en précisant que tant que toutes les questions ne seraient pas réglées, aucune conclusion ne serait définitive.
De son côté, le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a souligné que la paix semblait plus proche que jamais. À Washington, un officiel a évalué la probabilité d'un accord préliminaire à environ 80 à 85 %, tout en précisant qu'il n’y avait pas de certitudes.
La Suisse a également proposé d'accueillir la signature d'un éventuel accord, alors qu'un sommet du G7 se tient en France, lausanne souligne l’importance diplomatique de cet événement.
Les marchés semblent s'ajuster à cette dynamique avec le prix du pétrole restant sous la barre des 90 dollars par baril, anticipant un apaisement des tensions.
Cette crise, exacerbé par des frappes américano-israéliennes, a eu des répercussions tragiques sur la population, causant des milliers de victimes, principalement en Iran et au Liban.
Face à la pression croissante, le président américain a critiqué des fuites sur les termes de négociation de Téhéran, les qualifiant de non représentatifs et accusant l'Iran de manquer d'honorabilité dans ses négociations.
Un projet de protocole, selon l'agence de presse iranienne Mehr, stipule que l'Iran souhaite conserver le contrôle sur le détroit d'Ormuz, le droit à l'enrichissement d'uranium, ainsi qu'une levée rapide de 24 milliards de dollars de fonds gelés.
Washington et Téhéran semblent engagés dans un jeu d'équilibres, chacun présentant des versions différentes de l'accord. Les États-Unis insistent sur le démantèlement des capacités nucléaires iraniennes et le contrôle du détroit d'Ormuz, identifié comme crucial pour le commerce de l'énergie.
Les Iraniens, quant à eux, affirment qu'une réduction de l'enrichissement d'uranium à moins de 5 % est envisageable, pour détendre les tensions autour de leur programme nucléaire.
La situation en Liban pourrait également avoir un impact sur les discussions, les États-Unis étant disposés à inclure ce dossier dans les négociations, bien que des différends persistent.
L’escalade au Liban, avec les frappes israéliennes contre le Hezbollah, a exacerbé les conflits à la frontière et fait des milliers de morts, ajoutant une couche de complexité à cette situation déjà volatile.







