Après le drame de Lyhanna et le scandale touchant le secteur périscolaire, Gabriel Attal, candidat à la présidentielle, appelle à transformer la pédocriminalité en une priorité nationale. Dans un entretien accordé au Figaro, il souligne : « L’État a failli ». Pour lui, il est crucial d'adopter une approche similaire à celle de la lutte contre le terrorisme.
Attal envisage la création d'un parquet national spécialisé en pédocriminalité, accompagné d'un service de renseignement dédié afin de mieux surveiller les présumés coupables, en premier lieu sur internet. Cette initiative vise également à ficher les pédocriminels de la même manière que les individus classés S, tout en instaurant une attestation d’honorabilité pour les professionnels en contact avec des enfants. Ce dispositif a pour but de prévenir tout « recrutement à l’aveugle », à la lumière des récentes révélations concernant le périscolaire (Le JDD).
Un appel à « une culture de l’urgence » fait également partie de ses recommandations. Il souhaite que les plaintes pour agression sexuelle soient traitées dans un délai de 48 heures, avec une enquête menant à des résultats en moins de trois mois. « Chaque plainte mérite une réponse rapide et efficace », explique Gabriel Attal.
Le candidat prône également un durcissement des sanctions, aspirant à une imprescriptibilité des crimes commis sur mineurs. Actuellement, les actes sont souvent prescrits 20 à 30 ans après la majorité de la victime. Il relie la rigueur des peines pour viols sur mineurs à celles prévues pour les meurtres. Les criminels connus pour des actes répétés pourraient encourir des peines allant jusqu’à la perpétuité, renforçant ainsi l'idée que « le procureur doit exiger une incarcération systématique ».
De plus, Gabriel Attal considère que la justice française est « archaïque et dépassée », projetant d'intégrer des technologies avancées, comme l'intelligence artificielle, pour moderniser le système. Cette approche vise à engager la lutte contre une « culture du viol en France ».
Ces propositions, bien que controversées, marquent un tournant potentiel dans la manière de traiter les questions de pédocriminalité en France, selon le site Le JDD, qui souligne l'importance d'une réforme profonde.







