Raphaël Glucksmann, le leader de Place publique et probable candidat à la présidentielle de 2027, a récemment déclaré qu'il serait "impardonnable de rater le coche" d'une alliance avec le Parti socialiste. Lors d'un meeting, il a affirmé avoir "aucun doute" sur la nécessité de cette collaboration, bien qu'il soit en désaccord sur la possible participation à une primaire de la gauche que le PS envisage.
Dans un entretien accordé au Parisien, Glucksmann a souligné qu'il ne peut envisager une campagne sans le soutien des militants socialistes, reconnaissant ainsi l'importance de leur rôle, surtout après son succès aux élections européennes de 2019 et de 2024 sur une liste commune avec le PS.
"Nous avons discuté et avancé", a-t-il précisé après une première réunion avec les responsables socialistes. Glucksmann est convaincu que les discussions mèneront à une entente, et il se montre optimiste quant à la rapidité du processus. "Je n'ai aucun doute que ça aboutira, et probablement plus vite que dans les trois mois que j’ai annoncés", a-t-il affirmé.
Dans un contexte électoral délicat, où des enjeux majeurs sont en jeu, comme la direction politique du pays, il insiste sur la nécessité d’éviter des "processus alambiqués" en faveur d’une "démarche simple". Le leader socialiste, Olivier Faure, a proposé un vote des militants PS concernant cette stratégie le 9 juillet, souhaitant établir un calendrier de primaires en deux étapes.
Glucksmann, qui appelle à un rassemblement de la gauche, a aussi répondu aux critiques le qualifiant de promoteur d'une "union des centres". Il réaffirme son identité de gauche, défiant ainsi les partisans d’Emmanuel Macron qui pourraient envisager un retour vers cette tendance. Pour lui, le dilemme est clair : "La gauche est à 28% et il n’y aura pas d’union avec Mélenchon, car nos divergences sont trop profondes. Il est impératif que des électeurs qui ne votent plus à gauche nous rejoignent, sinon, c'est la fin."
En conclusion, Glucksmann se montre ferme sur sa position et rappelle qu'il n'a jamais eu de sympathie pour la politique macroniste, et si tel était le cas, il aurait déjà répondu aux appels du pied de ceux qui l’ont sollicité depuis une décennie.







