Face à une vague d’arrêts de travail, les agents des services sociaux d’Indre-et-Loire tirent la sonnette d’alarme et dénoncent des conditions de travail devenues insoutenables pour aider les plus vulnérables.
Ce matin, environ une centaine d'agents ont manifesté à la Préfecture et rue Bernard-Palissy pour alerter sur la dégradation alarmante de leurs conditions de travail. Selon les représentants de la FSU territoriale 37, la situation atteint un point critique.
Qu'ils soient impliqués dans la protection de l’enfance ou l'action sociale, tous constatent une réalité préoccupante : « Nous manquons de ressources pour répondre aux besoins des usagers. » Pour améliorer la situation, ils jugent indispensable le recrutement de nouveaux personnels. « À la MDS d’Amboise, on déplore dix-huit arrêts maladie pour vingt agents. » C’est avec indignation que Jean-François Thonon, cosecrétaire départemental de la FSU Territoriale 37, souligne ce fait alarmant, ajoutant que lors de leur récente rencontre avec M. Lebreton et Mme Jabot, aucune solution n’a été proposée.
Appel à un audit et mesures urgentes
Annie Thunet, également cosecrétaire, insiste sur la nécessité d’une analyse approfondie de la Direction générale adjointe solidarité (DGAS) pour identifier les dysfonctionnements. Violences physiques, pertes de sens au travail, conflits éthiques : « Nous faisons face à un niveau de mal-être qui dépasse l'entendement. » Cette détresse les a contraints à se mobiliser.
François Lafourcade, conseiller départemental écologiste, a déclaré : « La situation n'est pas surprenante, et il est grand temps de prendre en compte ce malaise. »
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