L'Algérien de 25 ans, dont le mariage a été refusé par le maire de Béziers, Robert Ménard, a déposé une plainte pour "diffamation publique". Ce recours, annoncé par son avocate, Vanessa Edberg, intervient après une série de déclarations controversées de Ménard sur la chaîne CNEWS.
La plainte a été adressée au procureur de la République de Montpellier, la situation ayant été exacerbée par des propos tenus par Ménard qui a, selon l'avocate, dépeint son client de façon nuisible. Le maire a affirmé que l'homme concerné avait été condamné pour des faits graves, incluant des viols en réunion, ce que sa défense conteste fermement.
Dans une tribune diffusée sur BFMTV, Ménard a déclaré : "Je refuse de marier un homme en situation illégale, qui a une OQTF. C'est moi le coupable?". Cependant, selon Vanessa Edberg, l'Algérien n’a jamais été condamné pour des infractions de nature sexuelle. En effet, le seul délit relevé dans son dossier concerne un vol avec violence, sanctionné par une peine de huit mois d’emprisonnement avec sursis en septembre 2021.
"Aucune condamnation pour viol ou agression sexuelle n'apparaît dans le dossier", a affirmé Edberg, dénonçant ainsi l'atteinte à la réputation de son client. Ce dernier demande au procureur d'engager des poursuites contre Ménard pour ses accusations, qu'il qualifie de diffamatoires et dégradantes.
Obstacle à la loi
Ce refus de célébrer le mariage de l'Algérien et de sa compagne française a conduit Ménard à être jugé le 30 septembre prochain. Le couple accuse le maire d'avoir mis en œuvre des mesures contrevenant aux lois en vigueur, avec des conséquences judiciaires potentielles pour Ménard, qui pourrait faire face à des poursuites pénales.
Contacté par l'AFP, Ménard a exprimé son regret concernant ses propos, qualifiant l'erreur de "lapsus". Il a insisté sur le fait qu'il avait toujours précisé la nature de la condamnation de l'Algérien dans ses précédentes interventions médiatiques.







