Aurore Lalucq, députée européenne du mouvement Place Publique, a été interviewée par franceinfo, mettant en lumière l'urgence d'une réforme dans la protection de l'enfance à la suite de l'affaire tragique de Lyhanna.
Les obsèques de Lyhanna, qui auront lieu à Fleurance dans le Gers ce vendredi 12 juin, ont provoqué une onde de choc à travers la société française. La classe politique se retrouve sous pression pour répondre à cette tragédie. La question posée est : la réponse de l'exécutif est-elle suffissante face à un tel drame ?
Aurore Lalucq : "Non, elle n'est pas à la hauteur. Depuis trop longtemps, nos enfants vivent des situations intolérables. Ce drame a réveillé une prise de conscience nécessaire, mais il aurait dû se faire plus tôt. Nous devons tous nous mobiliser pour protéger nos enfants".
Interrogée sur la nature du problème, elle affirme que nous sommes face à un "problème systémique". Gérald Darmanin a signalé que 70 000 plaintes n'ont pas été traitées, ce qui met en lumière les lacunes de notre système.
Aurore Lalucq cite le cas de Shaïna Hansye, une victime de violences, pour souligner la nécessité d'agir collectivement pour prévenir de futurs drames. "Nous devons nous inspirer des réformes mises en œuvre en Espagne où le cadre législatif a été renforcé pour lutter efficacement contre les violences faites aux enfants et aux femmes", insiste-t-elle.
Aurore plaide pour la création d'une loi intégrale qui donnerait plus de moyens à la justice et renforce la protection des enfants. "Nous avons besoin d'un arsenal législatif efficace, comme en Espagne, où la police intervient avec rapidité face aux situations d'urgence".
Bien que le président de la République ait déclaré que les efforts financiers sont là, Aurore Lalucq souligne l'importance d'un véritable obligation de résultats. "Nous ne pouvons pas rester passifs face à des blessures si profondes", dit-elle. La lutte pour la protection de l'enfance doit passer avant tout.
En conclusion, Aurore Lalucq appelle à un changement radical du système pour garantir la sécurité de nos enfants, soulignant que "leur bien-être doit être notre priorité absolue". Les familles doivent avoir confiance dans le système de protection pour que de tels drames ne se reproduisent jamais.







