Dans un communiqué posté sur les réseaux sociaux le mardi 2 juin, les employés du Channel, scène nationale de Calais, ont révélé la fermeture imminente de l’établissement à partir du 1er juillet, pour une durée d’au moins six mois. Cette décision, jugée brutale par les salariés, a suscité une vive incompréhension au sein de l’équipe.
"Cette annonce a choqué l’équipe et a généré une incompréhension totale," déclarent-ils dans un message largement diffusé. Lors d'une réunion d'urgence le 22 mai, la directrice a annoncé "un plan de redressement imminent", alors même que les salariés assure avoir travaillé d’arrache-pied pour établir une saison économiquement viable 2026-2027.
Aucune activité au Channel jusqu'à la fin de l'année
Surpris par cette annonce, les salariés rappellent que "le Channel n’a ni dettes ni problèmes de trésorerie" et qu'il dispose de réserves suffisantes pour faire face à des baisses de subventions. Cependant, la direction évoque un rapport "d’un diagnostic financier et économique" réalisé par un consultant extérieur, sans en divulguer les conclusions. Les salariés dénoncent des accusations graves concernant la gestion de la structure, jugées pour partie fausses et approximatives.
"L’équipe a travaillé pendant des mois pour préparer la saison المقبلة, et à la veille de finaliser ces préparatifs, on nous annonce un arrêt total d’activité," dénoncent-ils, déplorant les conséquences sur l’équipe, les intermittents et même les activités comme celles des Grandes Tables et de la librairie Actes Sud.
L'existence du Channel est menacée
Cette annonce, qui coïncide avec la mise au chômage partiel de l’équipe permanente, aura pour résultat qu’"il n’y aura aucune activité artistique au Channel pendant toute cette période". Les salariés expriment leur inquiétude face à un avenir incertain. "La vie du Channel est menacée, et ces décisions abruptes apparaissent comme la seule option, alors que la situation financière est de plus en plus fragile," précisent-ils.
Une situation que des experts du secteur culturel qualifient d’inquiétante. Les responsables du Channel sont face à un défi colossal : redresser une structure qui a toujours été un phare culturel dans la région.







