Ce mercredi 3 juin, Édouard Philippe a entamé une tournée dans l’Ain afin de présenter son programme "massif". Il a visité deux exploitations agricoles avant d'assister à l’ouverture du congrès du syndicat Jeunes Agriculteurs, où ses compétiteurs ont également été invités. Les rangs des candidats, dont Gabriel Attal et Bruno Retailleau, ne se croiseront pas cette fois-ci.
L’ancien Premier ministre, s’exprimant par l’intermédiaire d’un conseiller, a affirmé : "Nous sommes en pré-campagne, nous mettons l'accent sur la souveraineté, en particulier agricole et alimentaire". Cette déclaration a été fortement accentuée par la volonté de son équipe d'accélérer les discussions avant l'été.
Modifier la Constitution
Une des propositions controversées de Philippe consiste à revenir sur certaines mesures de la charte de l'environnement de Jacques Chirac, qui est inscrite dans la Constitution. Une fois au pouvoir, il envisagerait de convoquer un congrès pour introduire des modifications. Selon des sources proches du candidat, notre agriculture aurait souffert d’un manque de compétitivité dû aux normes imposées par l’État français, en plus des règles établies par l’Union européenne. "Philippe ne souhaite pas ajouter des normes supplémentaires à celles en vigueur en Europe", a ajouté son entourage.
Parler à des chefs d'entreprises
Bien qu'il ne dévoile pas encore tous les aspects de son programme, Édouard Philippe prévoit de moderniser l'agriculture française pour mieux l'adapter aux changements climatiques. Un de ses conseillers a ainsi précisé que "le stockage de l’eau sera renforcé partout pour permettre une production accrue", une initiative qui pourrait susciter l’opposition des écologistes.
La question de la transmission des exploitations se pose également, alors que de nombreux agriculteurs se rapprochent de la retraite. Philippe a évoqué un grand plan de transformation de l’agriculture française, rappelant que ces enjeux agricoles devraient rythmer la campagne présidentielle à venir, tel que rapporté par Le Monde. Ainsi, l’ancien Premier ministre montre qu'il a des idées claires et des étapes définies alors que le scrutin approche, signalant un tournant à venir dans les politiques agricoles.







