Le tribunal administratif de Poitiers a rejeté, mardi 2 juin 2026, les recours formulés par les listes perdantes dans les élections municipales de Mirebeau et Payroux, qui réclamaient l'annulation du scrutin en raison d'irrégularités alléguées.
Ce jugement, rendu par la juridiction poitevine, s'inscrit dans une série de décisions similaires concernant plusieurs communes de la Vienne. Après avoir examiné des cas précédents, comme ceux de Ligugé et Saint-Martin-la-Pallu, la présidente du tribunal a suivi les recommandations de la rapporteure publique, confirmant ainsi les résultats des scrutins contestés.
A Mirebeau, Éric Sibileau, candidat de la liste "Unis pour Mirebeau", avait soulevé plusieurs points litigieux. Il dénonçait l'utilisation inappropriée de véhicules affichant des messages électoraux sur la voie publique, ainsi que la projection du logo de la communauté de communes lors de rencontres publiques. De plus, il a mis en avant la diffusion anticipée d'éléments du programme sur les réseaux sociaux, ainsi que des disparités dans le dépouillement, indiquant 894 enveloppes alors que la liste des votants n'en comptait que 893.
Des éléments jugés sans impact sur la sincérité du scrutin
À Payroux, Patrick Haim, à la tête de la liste "J'aime Payroux", a exposé des griefs similaires, citant une utilisation inappropriée des bâtiments publics pour sa campagne, ainsi que des activités promotionnelles sur Facebook menées après la clôture officielle des campagnes. Il a également mentionné des anomalies concernant les inscriptions sur les listes électorales et des erreurs dans le procès-verbal des résultats. Toutefois, la rapporteure publique a déclaré que rien de tout cela n'était « de nature à altérer la sincérité du scrutin », un avis partagé par le tribunal.
Ces décisions soulignent l'importance de la rigueur et de la légitimité dans le processus électoral, tandis que les candidats battus devront envisager d'autres pistes de contestation ou se préparer pour les elections futures. Le rejet des recours par le tribunal pourrait être interprété comme un retour à la stabilité politique dans ces communes.







