La guerre au Moyen-Orient continue de générer des inquiétudes quant à l'avenir économique mondial. L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) vient d'annoncer des prévisions pessimistes, décrivant une économie mondiale « sous pression » en raison de la flambée des prix de l'énergie et des fertilisants.
Dans son dernier rapport, l'OCDE a modifié ses attentes de croissance, proposant deux scénarios dépendant de l'évolution du conflit. Selon l'institution parisienne, le marché global, déjà fragilisé, subira des conséquences durables, notamment en France et dans d'autres pays européens. « Les retombées de ce conflit se feront sentir bien après sa conclusion, notamment du fait du temps nécessaire à la réhabilitation des infrastructures et des routes commerciales », a-t-elle déclaré.
L'économie mondiale, pourtant en bonne santé avant le début des hostilités, s'est vue affectée par une inflation galopante qui érode le pouvoir d'achat des consommateurs et frôle la confiance des entreprises. Des experts, comme ceux de Le Monde, soulignent que les économies en développement et celles d'Asie, fortement dépendantes du Moyen-Orient pour leurs importations énergétiques, sont particulièrement touchées.
La guerre, qui a éclaté le 28 février suite à une action conjointe israélo-américaine contre l'Iran, a également entraîné le verrouillage du détroit d'Ormuz par Téhéran, affectant le transport du pétrole et du gaz. Ce verrouillage a des impacts puissants sur les prix de l'énergie, avec un risque de récession pour plusieurs économies, comme l'a observé le Financial Times.
Face à ces incertitudes, l'OCDE a revu à la baisse ses prévisions de croissance, qui sont désormais établies à 2,8% en cas de résolutions rapides et à 2,1% si le conflit perdure. Dans ce dernier scénario, l'inflation continuerait d'augmenter, avec des risques de hausse des taux d'intérêt de la part des banques centrales.
Pour l'économie française, les perspectives ne sont guère meilleures. L'OCDE a abaissé ses prévisions de croissance pour la France à 0,7% en 2026, tandis que le chef économiste de l'OCDE, Stefano Scarpetta, a noté que les négociations de paix n'ont pas encore abouti, bien que des espoirs subsistent.
Les experts recommandent une approche prudente, notant que des mesures de soutien ciblées pour les ménages et les entreprises peuvent être nécessaires pour limiter les impacts budgétaires, tout en incitant les banques centrales à être les plus attentives possibles aux fluctuations des prix et à la croissance.
Les incertitudes persistantes soulignent la fragilité de l’économie mondiale, avertissant que ces tensions pourraient impacter gravement des secteurs tels que l’intelligence artificielle, pour lesquels les pénuries d'approvisionnement pourraient s'avérer désastreuses. Selon Les Échos, même dans l'hypothèse d'une stabilisation rapide, les chaînes d'approvisionnement mondiales resteront vulnérables aux chocs futurs.







