Annoncée lors d’une conférence de presse le 2 juin 2026, l’annulation du recours portée par Christophe Bouchet contre l’élection de Frédéric Augis à la tête de la Métropole a été envoyée trop tard et l’audience s’est quand même tenue à Orléans.
Un nouveau rebondissement témoigné dans le conflit opposant Christophe Bouchet à l’élection de Frédéric Augis à la Métropole de Tours. Bien que l’ancien maire de Tours ait annoncé l’annulation de son recours au cours d'une conférence de presse, l’audience a eu lieu au tribunal administratif d’Orléans, le 3 juin 2026, sans lui.
La raison en est simple : la requête de Christophe Bouchet a été envoyée… hors des délais prévus. Frédéric Augis, qui était accompagné de son avocate ainsi que du directeur général des services de la Métropole, a précisé que personne ne s’était présenté pour défendre la position de l'ancien maire.
« Masquer une défaite judiciaire annoncée »
« Malgré cette conférence de presse pour afficher un retrait du recours, celui-ci n’avait pas été notifié dans les temps pour éviter la tenue de l’audience », a-t-il déclaré dans un communiqué. « Par conséquent, la procédure a continué, et le tribunal administratif a maintenu l’audience comme prévu. »
Le président de la Métropole a ajouté que « le retrait tardif, intervenu après la découverte des conclusions du rapporteur public, qui recommandaient le rejet du recours, apparait comme une tentative de dissimulation d’un échec judiciaire plus qu’une véritable démarche légale ».
Pour sa part, Christophe Bouchet affirme que sa requête a été enregistrée « à 15 h 36 le 2 juin, de façon dématérialisée », donc dans les délais. Il précise également avoir « contacté l’avocate de Frédéric Augis ». Bouchet accuse le président de la Métropole de prolonger une polémique inutile, affirmant qu’un président responsable aurait simplement constaté le fait. « Frédéric Augis n’est pas à la hauteur des mandats qui lui sont confiés », a-t-il ajouté.







