L'affaire Dupont de Ligonnès, qui continue de captiver l'opinion publique, a récemment pris une tournure inattendue. Mgr Bruno Valentin, évêque de Carcassonne et Narbonne, a vigoureusement rejeté les déclarations d'un homme qui s'était présenté comme prêtre sur M6 lors de l'émission « Appel à témoins ». Cet individu a affirmé avoir confessé Xavier Dupont de Ligonnès en 2022, en affirmant agir avec l'aval de l'évêque."Jamais aucun contact n'a été établi à propos de cette affaire, ni de la part du prétendu prêtre ni de M6 avant la diffusion de ces informations", a déclaré Mgr Valentin dans une vidéo sur le réseau X. "La séquence est entièrement fallacieuse" a-t-il ajouté dans une interview accordée à L'Indépendant.
Le matin suivant, l'équipe de l'émission a reconnu, dans le programme de Julien Courbet sur RTL, que le témoin avait admis ne pas être prêtre après sa participation à l'émission. La rapidité avec laquelle l'affaire a pris de l'ampleur a soulevé des préoccupations quant à la rigueur journalistique de M6. Mgr Valentin a même annoncé son intention de saisir l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel, pour ce qu'il considère comme un manque de professionnalisme.
Dans l'émission, l'homme, se faisant appeler « le père Marc », prétendait être membre d'un monastère à Plavilla dans l'Aude. Il avait déclaré pour l’émission avoir entendu une confession troublante où Dupont de Ligonnès aurait avoué avoir tué sa famille. Pourtant, Mgr Valentin a assuré à Tribune chrétienne qu'il n'y avait pas de père Marc dans sa communauté, renforçant son démenti. De son côté, un responsable du monastère Saint-Pierre a également catégoriquement nié l'existence de ce prétendu prêtre, qualifiant cette affaire de "montée de toutes pièces".
Il est clair que l'affaire Dupont de Ligonnès, marquée par tant de mystères et d'intrigues, a encore des révélations à faire. Les conséquences de ce faux témoignage pourraient être significatives non seulement pour M6, mais aussi pour l'image de la justice et de la vérité dans les médias.







