L’approbation du Compte financier unique, lors du conseil municipal du 1er juin, a mis en lumière des désaccords entre la nouvelle majorité et l’opposition sur la gestion financière de Bordeaux. Le point d’orgue de ces discussions est fixé pour le 6 juillet, date de la présentation de l’audit commandé par le maire Thomas Cazenave (Renaissance).
À l’image d’un teaser de film, la séance de juillet s’annonce déjà sous haute tension, car elle abordera des questions cruciales pour la nouvelle mandature. Comme le souligne Sud Ouest, le conseil a été le théâtre d’échanges d’arguments entre majorité et opposition, chacun tentant de roder son discours avant cette date décisive.
Le Compte financier unique (CFU), qui remplace traditionnellement le compte administratif et le compte de gestion, présente les premières données financières de la mandature entamée par Pierre Hurmic. Ce nouveau dispositif fait état de la situation économique de la ville, englobant même le budget primitif 2026, voté en décembre.
« Tout ce que vous avez promis ne peut, hélas, se faire dans un cadre de ressources financières finies », a déclaré le maire, jetant ainsi un pavé dans la mare lors des premières délibérations.
Louis Fleury, adjoint aux finances, a exposé des indicateurs préoccupants : une augmentation des dépenses de fonctionnement de 4,22 %, une contraction de l’épargne nette de 52,2 % en deux ans, et une hausse de l’en-cours de la dette de 42 %. Ces éléments font craindre une gestion de plus en plus difficile pour la municipalité.
Volontarisme contre austérité
Malgré un excédent net global de 16,55 millions, l’inquiétude concernant l’avenir financier de la ville persiste. Marc Etcheverry, de l’opposition écologiste, interpelle la majorité sur sa stratégie : « Vous nous avez fait un sacré teasing sur votre audit de juillet, mais la ligne directrice est claire : la gauche a brûlé les ressources. »
L’ancienne adjointe aux finances, Claudine Bichet, défend quant à elle un bilan d’investissement sans précédent, ayant atteint une augmentation de 35 % durant son mandat. De son côté, Olivier Escots, représentant du Parti communiste, rappelle le coût total des décisions étatiques, qui impactent lourdement les finances locales.
Étonnamment, bien que le CFU ait été approuvé à l’unanimité, les tensions entre une majorité penchée vers l’austérité et une opposition plaidant pour des mesures d’urgence climatique et sociale laissent présager une séance de juillet hautement disputée.







