Le ministre de l'Intérieur, Sébastien Lecornu, a exprimé son indignation mardi 2 juin face aux répercussions des violences survenues à Paris après la victoire du PSG en Ligue des Champions, le 30 mai. Ses commentaires ont été en partie inspirés par des déclarations de la députée Clémence Guetté, qui a remis en question le rôle des forces de l'ordre.
« En colère » contre les incidents qui ont suivi le match, Lecornu a qualifié d'« inversion des valeurs » le fait d'incriminer les policiers et les gendarmes. Il a affirmé son soutien inconditionnel aux forces de l'ordre, soulignant que « ce ne sont pas les forces de l'ordre qui provoquent le désordre ».
« On ne peut pas être dans une schizophrénie (...) laissant à entendre que ce sont les forces de l'ordre qui créeraient le désordre. L'inversion du récit, l'inversion des valeurs est le début du combat politique et culturel qu'il nous faut mener », a-t-il déclaré devant l'Assemblée nationale.
Ces violences soulèvent une interrogation sur l'état de la société française. Selon Romain Lecoq, sociologue et expert en sécurité, « la perception des forces de l'ordre a changé, il est donc impératif de rétablir un équilibre dans le discours public. » De son côté, Le Figaro a rapporté que des manifestations prévues en soutien aux forces de l'ordre se multiplient à travers le pays, témoignant d'une montée des tensions entre la population et les autorités.
Face à ce climat, des responsables politiques de divers horizons font appel à une réflexion plus profonde sur la manière dont la sécurité et l'ordre public sont abordés dans le discours politique actuel.







