Après plusieurs semaines d'interruption dues au conflit, l’aéroport international de Koweït a été de nouveau frappé, provoquant des dégâts importants. Les autorités ont décidé de fermer l’aéroport jusqu’à nouvel ordre, faisant écho aux tensions croissantes dans la région liée aux récentes attaques militaires iraniennes.
“Des drones ennemis ont ciblé le terminal 1 de l’aéroport durant la nuit du 2 au 3 juin”, rapporte le quotidien local Al-Jarida, ajoutant qu’il y a eu des blessés, ainsi qu’un décès. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des dégâts considérables, avec des nuages de poussière et des départs de feu au sein des installations de l’aéroport.
Bien que le trafic aérien y soit suspendu, le terminal 4, principalement dédié à la compagnie nationale Kuwait Airlines, devrait reprendre ses opérations dans la journée. The National, un journal émirati, souligne que l’aéroport venait à peine de rouvrir le 1er juin, après une fermeture prolongée due à la guerre contre l'Iran, entamée en février.
Des menaces persistantes de représailles
Cette escalade des hostilités s'est produite après une série d'attaques plus larges, visant non seulement le Koweït, mais également Bahreïn, et ses installations maritimes. En effet, de nombreuses attaques de missiles ont été signalées, bien que celles-ci aient été pour la plupart interceptées, entraînant peu de dommages.
Les Gardiens de la révolution iraniens ont prétendu être derrière une double attaque contre un navire de la société italienne de transport de conteneurs, MSC, dans le port d’Oum Qasr, en Irak, un événement également couvert par The New York Times.
Téhéran a récemment accusé le Koweït et Bahreïn d’accueillir des opérations militaires américaines sur leur territoire, notamment des frappes ciblant des installations iraniennes. Un conseiller proche du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a alerté sur la promesse d’un “déluge de missiles et de drones” en réponse à de nouvelles interventions américaines, comme rapporté par L’Orient-le-Jour.
Ce dernier cycle de violence met en lumière le manque de progrès sur le plan politique pour résoudre la crise actuelle, comme le souligne The Guardian, laissant planer de sombres perspectives pour l’avenir de la région.







