La Bourse de New York a débuté la semaine sous les meilleurs auspices, stimulée par l'annonce d'un accord entre Washington et Téhéran destiné à mettre fin aux conflits au Moyen-Orient. Ce développement a permis de réduire les inquiétudes liées à l'inflation, offrant un souffle nouveau aux investisseurs.
À 14H15 GMT, l'indice Nasdaq affichait une hausse significative de 2,35%, tandis que l'indice élargi S&P 500 progressait de 1,45% et le Dow Jones enregistrait une augmentation de 1,01%.
"Cela fait plusieurs mois que les marchés attendent une telle avancée", a déclaré Art Hogan, analyste chez B. Riley Wealth Management, dans des commentaires rapportés par l'AFP.
Bien que peu de détails aient été divulgués, le président américain a affirmé sur son réseau Truth Social que le détroit d'Ormuz, point stratégique pour le transit pétrolier, serait rouvert "sans frais". Cette annonce a entraîné une chute de près de 5% du prix du pétrole, qui transite normalement à hauteur d'environ 20% du brut mondial par cette voie maritime, bloquée depuis les attaques américano-israéliennes à la fin de février.
"Le retour de l'appétit pour le risque se fait ressentir sur les marchés globaux", résume Patrick O'Hare, de Briefing.com.
L'accord de paix a également eu des répercussions sur le marché obligataire, où le rendement des obligations américaines à dix ans se stabilisait autour de 4,45%, en léger recul par rapport à 4,48% enregistrés en fin de semaine précédente.
Avec cette nouvelle dynamique, la pression sur la Réserve fédérale américaine (Fed) pour relever les taux d'intérêt s'estompe, comme l'indique Hogan. La réunion de cette semaine devrait se traduire par une décision de maintien des taux inchangés sous la présidence de Kevin Warsh, que l'ancien président Donald Trump souhaite voir réduire.
Patrick O'Hare évoque un point d'intérêt lors de cette réunion : "Nous attendons de voir s'il y aura des voix dissidentes et quelles seront les nouvelles projections pour la fin d'année."
- Le repli du pétrole profite à l'aérien -
Dans le secteur aérien, la diminution des prix du pétrole a favorisé les compagnies telles que United Airlines (+4,17%), Delta Air Lines (+2,90%), Alaska Air Group (+4,35%) et American Airlines (+3,64%).
En revanche, les actions des grandes entreprises pétrolières ont souffert, avec des baisses notables : Exxon Mobil (-5,25%), Chevron (-4,23%) et ConocoPhillips (-4,82%).
Le géant de l'espace SpaceX a également continué sur sa lancée, avec une augmentation de 7,39% après une entrée en bourse réussie le vendredi précédent, atteignant 172,84 dollars. Dan Ives, analyste chez Wedbush, affirme que cela est encourageant pour le secteur technologique et les entreprises liées à l'intelligence artificielle. Cependant, Art Hogan tempère en notant que "SpaceX est une entreprise dans laquelle on investit sur le long terme."
Sur le front média, Fox Corporation a vu son action chuter de 17,90% à 54,06 dollars après l'annonce d'un accord pour acheter la plateforme de streaming Roku, qui s'échangeait à -1,87% à 140,97 dollars, dans une transaction valorisant Roku à environ 22 milliards de dollars.
Enfin, American Express a été en forte demande (+3,49% à 336,80 dollars), en raison de son projet d'acquisition de la plateforme de réservation européenne TheFork pour un montant de 700 millions de dollars.







