Une semaine après l'arrestation retentissante de Nicolas Maduro par les autorités américaines, ses partisans se rassemblent à nouveau ce samedi dans les rues de Caracas. Cette mobilisation, prévue pour 13H00 (17H00 GMT), témoigne de la détermination de ses sympathisants à soutenir leur leader déchu et à s'opposer à l'intervention étrangère.
Maduro et sa Première dame, Cilia Flores, sont accusés de trafic de drogue et ont plaidé non-coupable lors de leur comparution devant la justice américaine à New York. Actuellement incarcérés aux États-Unis, leur arrestation a provoqué une onde de choc dans le pays, où l'ancienne vice-présidente Delcy Rodriguez a rapidement été désignée présidente par intérim.
Rodriguez a pris des mesures significatives pour stabiliser son administration, notamment en nommant un ancien officiel de la banque centrale comme vice-président chargé de l'économie, un domaine jugé crucial. De plus, son gouvernement a exprimé le désir d'engager un processus exploratoire pour rétablir les relations diplomatiques avec Washington, rompues depuis 2019. Ces intentions ont été renforcées par des discussions entre diplomates américains et vénézuéliens sur le sol de Caracas.
Pour l’instant, l'administration de Biden semble privilégier le dialogue avec Rodriguez plutôt qu'avec la possibilité d'organiser des élections anticipées. Bien que la Maison Blanche ait l'intention d'exercer une influence considérable sur le nouveau gouvernement, Rodriguez affirme haut et fort que le Venezuela ne se pliera pas aux demandes américaines.
Dans cette atmosphère politique volatile, la libération de prisonniers politiques a été perçue comme un geste stratégique par l'administration américaine. L'annonce de la libération de plusieurs prisonniers a suscité des réactions variées, certains familles étant encore dans l'incertitude et l'angoisse. Alfredo Romero, avocat de l'ONG Foro Penal, a indiqué qu'« une autre prisonnière politique vient d’être libérée », ajoutant que « 809 restent en détention ».
Dans le cadre de cette conjoncture difficile, le gouvernement américain maintient une pression sur l'industrie pétrolière vénézuélienne, poursuivant sa stratégie en saisissant des pétroliers dans les eaux internationales. Des sources indiquent que Trump incite les grandes entreprises pétrolières américaines à investir dans les vastes réserves de pétrole du Venezuela, qui possèdent les plus grandes réserves prouvées au monde, un facteur d'instabilité et d'intérêt international.
En parallèle, le dossier du narcotrafic reste un enjeu majeur. Des experts soulignent que cette lutte pourrait justifier des actions violentes contre des pays d'Amérique latine, notamment la Colombie et le Venezuela, où des théories conspiratrices évoquent un ambitieux projet d'agression régionale. La situation reste donc très tendue, et chaque mouvement politique et économique est scruté de près, tant par les Vénézuéliens que par la communauté internationale.







