Ce mercredi, lors d'une interview sur BFMTV, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie, a évoqué une augmentation « contenue et limitée » des prix des carburants en France, liée aux conflits récents entre Israël, les États-Unis et l’Iran. « Nous anticipons une hausse de quelques centimes des prix à la pompe », a-t-elle précisé, tout en rassurant les consommateurs sur la disponibilité des stocks. Le sentiment d’inquiétude est palpable, mais il semble que la France soit prête à faire face à cette crise à court terme.
« À court terme, on peut s’attendre à une hausse de quelques centimes, contenue et limitée », a déclaré Bregeon, notant que l'évolution des conflits mondial aura un impact direct sur ces chiffres. Toutefois, elle a insisté sur le fait qu'« il n’y a aucun risque de rupture d’approvisionnement », grâce à des stocks adéquats et des approvisionnements diversifiés.
Pas de panique
En parallèle, Roland Lescure, ministre de l’Économie, a également pris la parole sur France Info pour affirmer que des mesures de contrôle des prix seront mises en place. « Je ne tolérerai pas des augmentations qui dépassent ce qu'exige la hausse du pétrole », a-t-il averti. Il a mandaté la répression des fraudes pour effectuer des vérifications sur le terrain afin de garantir que les augmentations restent raisonnables.
« Pas de panique », a souligné Lescure, incitant à la prudence face aux fluctuations possibles.
Le ministre a aussi mentionné qu’une réunion du G7 Finances pourrait être prévue « dans les jours qui viennent ». Cependant, Bregeon a précisé qu'il est encore trop tôt pour évaluer les conséquences définitives du conflit en cours, tout en considérant l'impossibilité d'une baisse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), comme demandé par certains partis politiques.
« L’impact sur les prix est limité à court terme », a-t-elle affirmé, mais a ajouté que la situation pourrait évoluer en fonction de l'intensité du conflit et de l'accès au détroit d'Ormuz, passage stratégique pour 20 % du pétrole mondial.
En ultime analyse, la situation dans le détroit d'Ormuz reste tendue ; les Gardiens de la Révolution iranienne ont de leur côté annoncé avoir pris le « contrôle total » de cette voie marine, cruciale pour le commerce international. De son côté, Donald Trump a déclaré que la marine américaine pourrait escorter des pétroliers dans cette zone, si nécessaire, soulignant ainsi la fragilité de la paix dans la région.







