Dissolution du Bloc montpelliérain : un coup dur pour l'ultra-droite

Le gouvernement dissout le Bloc montpelliérain pour apaiser les tensions sociopolitiques.
Dissolution du Bloc montpelliérain : un coup dur pour l'ultra-droite
La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, s’adresse à la presse à l’issue du conseil des ministres hebdomadaire au palais de l’Élysée à Paris, le 4 mars 2026. | THOMAS SAMSON / AFP

Le gouvernement français a officialisé, le mercredi 4 mars, la dissolution du groupe d’ultra-droite connu sous le nom de « Bloc montpelliérain ». Cette décision fait suite à des actes jugés incitatifs à la violence, à la haine et à la discrimination, comme l’a précisé Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, après le Conseil des ministres.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a évoqué les raisons de cette mesure et a indiqué que la procédure avait été engagée plusieurs mois auparavant, bien avant le drame survenu à Lyon, où Quentin Deranque, militant d'extrême droite, a été tué. Cet incident tragique a mis en lumière les tensions croissantes entourant les mouvements radicaux en France.

Appels à des actions violentes

Maud Bregeon a énoncé que la dissolution reposait sur trois motifs spécifiques : l'appel à des actions violentes, des incitations à la haine et des actes de discrimination. Ce cadre légal est essentiel pour la lutte contre l'extrémisme, et le gouvernement voit cela comme une mesure nécessaire pour préserver la sécurité publique.

D'autres procédures de dissolution en cours

Le gouvernement a également noté qu'il envisageait la dissolution d'autres groupuscules, tant d ultra-gauche que d'ultra-droite, répondant à la montée en puissance de ces mouvements. Non loin de là, des investigations sont en cours concernant la Jeune Garde, un groupe antifasciste qui a été dissous l’année précédente et qui est sous enquête à la suite d’allégations d’implication dans la mort de Quentin Deranque.

Maud Bregeon a signalé que la dissolution de cinq émanations de la Jeune Garde a été initiée à la demande du président de la République, soulignant ainsi l'urgence de traiter ces problèmes dans un climat sociopolitique tendu.

Selon les statistiques gouvernementales, depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, plus de 25 dissolutions de groupuscules radicaux ont été effectuées, une tendance qui montre l'engagement du gouvernement face à l'extrémisme violent. De nombreux experts estiment que ces mesures sont essentielles pour garantir un environnement sûr et pacifique pour tous les citoyens.

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