Après des mois de pressions, Donald Trump a dû céder. En effet, l'administration a annoncé qu'elle autorisait, pour une période d'un mois, l'importation de brut russe sous sanctions, ce qui soulève des questions quant à la position des États-Unis face au marché mondial de l'énergie.
Selon un communiqué du département du Trésor, cette autorisation est valide jusqu'au 3 avril 2026. Scott Bessent, le secrétaire américain au Trésor, a expliqué que cette dérogation permettrait de "préserver la fluidité du marché mondial". Il a également précisé que cela n'équivaudrait pas à un soutien financier significatif pour Moscou, car seules les transactions sur du pétrole déjà en mer seraient concernées.
"Cette mesure temporaire n'apportera pas d'avantage financier significatif au gouvernement russe, car elle n'autorise que les transactions portant sur du pétrole déjà bloqué en mer", a-t-il clarifié.
Actuellement, l'Inde est le troisième plus grand consommateur mondial de pétrole, avec une demande de 5 millions de barils par jour. Les récentes déclarations du ministère indien du Pétrole indiquent que les réserves ne durent que deux semaines, ce qui a conduit le pays à explorer d'autres sources d'approvisionnement.
Des options telles que l'achat de cargaisons russes stationnées près de ses côtes ont été envisagées. Selon Bloomberg, 9,5 millions de barils sont actuellement à l'attente en Asie. L'Inde, qui est devenue le premier acheteur de pétrole brut russe après l'invasion de l'Ukraine, a dû réduire ses importations relâchées sous la pression américaine.
Les médias comme Le Grand Continent rapportent qu'après avoir connu une baisse significative, l'Inde a récemment rehaussé ses achats, profitant ainsi des prix réduits du pétrole russe. En effet, avec un volume d'importation de moins d'un million de barils par jour en février, la nation a dû se tourner vers des alternatives provenant principalement du Moyen-Orient.
Cette relaxation des sanctions intervient dans un contexte plus large où les États-Unis, ainsi que l'Union européenne et les membres du G7, ont imposé depuis 2022 plusieurs séries de sanctions contre Moscou, dans le but d'entraver sa capacité à financer son effort de guerre en Ukraine.
Il est intéressant de noter que cette décision coïncide avec l'annulation par la Cour suprême américaine d'une grande partie des droits de douane imposés par l'administration Trump. Désormais, les produits importés d'Inde font face à une surtaxe de 10%, un contexte économique qui pourrait influencer le partenariat commercial entre les deux nations.







