Le gouvernement pakistanais a annoncé mardi que le défilé militaire traditionnel prévu pour la Journée du Pakistan, le 23 mars, serait annulé. Cette décision est attribuée aux mesures d'austérité nécessaires en raison de la montée des prix du pétrole, exacerbée par le conflit israélo-américain en cours contre l'Iran.
"À cause de la crise pétrolière et des stratégies d'austérité mises en place, le défilé n'aura pas lieu," a précisé le gouvernement dans un communiqué.
En temps normal, cette journée est marquée par un grand défilé militaire et des festivités à travers le pays. Cependant, cette année, la célébration sera réduite à une simple levée du drapeau, exprimant une certaine solennité face à la situation actuelle, a déclaré le bureau du Premier ministre Shehbaz Sharif.
En parallèle, le Pakistan traverse un conflit militaire avec l'Afghanistan, avec des pertes humaines tragiques récemment rapportées. Plus de 400 personnes ont été tuées dans une frappe sur un hôpital à Kaboul, une escalade alarmante des tensions entre les deux pays.
Une crise énergétique menaçante
Ce pays est fortement dépendant des hydrocarbures du Golfe. La semaine dernière, des mesures d'économie ont été annoncées, incluant la mise en place d'une semaine de travail de quatre jours et le recours au télétravail afin de réduire la consommation de carburant. Le ministère des Finances a affirmé que le pays disposait actuellement de réservoirs adéquats pour faire face aux besoins en mars et en avril, surveillant de près les niveaux d'importation et de stockage.
Pour garantir l'approvisionnement énergétique, le Pakistan a également décidé d'accompagner les navires transportant des hydrocarbures avec des escortes navales, une initiative saluée par des économistes comme une manière pragmatique de protéger l'économie nationale dans un contexte mondial incertain.
Experts et analystes comme Ali Akbar, économiste aux balises de la région, soulignent que des décisions similaires pourraient être prises par d'autres nations touchées par la crise énergétique mondiale. Les effets de cette crise se propageant au-delà des frontières pakistanaises, d'autres pays d'Asie du Sud pourraient également envisager des mesures d'austérité similaires.







