Le coût du litre de gazole a encore augmenté de 1% par rapport à lundi, et dépasse désormais 2,07 euros, une hausse de plus de 20% depuis le début du conflit au Moyen-Orient le 28 février, selon une analyse réalisée par le gouvernement.
Depuis quelques jours, les prix à la pompe continuent d'influer sur le quotidien des automobilistes. Le gazole reste fermement fixé au-dessus de 2 euros, tandis que l'essence se rapproche de ce seuil critique. Le prix moyen du SP95-E10, carburant le plus utilisé en France, est désormais de 1,91 euro le litre, avec une augmentation de 1% par rapport à lundi, et de 11% (19 centimes) depuis le déclenchement des hostilités.
Les prix augmentent également pour le SP98, désormais à 1,99 euro, soit une hausse de 0,5% en un jour et 9% depuis début mars. Cette tendance haussière s’explique par le regain des cours du pétrole brut, récemment stimulé par les tensions géopolitiques, en particulier les attaques iraniennes sur des infrastructures pétrolières.
Le rebond après l’accalmie
À Paris, vers 12h15, le prix du baril de Brent atteignait 103,5 dollars, en hausse, tout comme le WTI américain (+2,96% à 96,27 dollars). Ce retour à une dynamique haussière a été prédit par de nombreux experts, alertant sur la volatilité des prix du carburant due à l'instabilité géopolitique.
Michel-Édouard Leclerc a évoqué une possible baisse future d’environ 30 centimes par litre, tout en soulignant que la situation demeurait imprévisible. D’autre part, une récente rencontre entre le gouvernement et les distributeurs n’a pas permis de fixer un cadre pour encadrer ces hausses constantes. Thierry Cotillard, dirigeant du Groupement Mousquetaires/Intermarché, a proposé une réduction de la TVA pour atténuer ce phénomène, une idée qui pourrait susciter un débat au sein du gouvernement.
Face à cette spirale haussière, les Français ressentent de plus en plus la pression sur leur pouvoir d'achat, rendant indispensable le suivi des évolutions de ces prix stratégiques.







