Le maire sortant socialiste, Emeric Lavitola, a surpris en obtenant le soutien de trois colistiers d'Antoine Audi, qui s'était désisté pour Michel Cadet après le premier tour des élections municipales, avec 36,40 % des voix. Ses partisans affirment que leur choix est ancré dans une volonté de changement face aux valeurs conservatrices du candidat de droite.
Antoine Audi, arrivé troisième avec 16,30 % des voix, n'a pas explicitement appelé à voter pour Cadet, mais a déclaré : "Le prochain maire de Périgueux ne sera pas socialiste". En revanche, Valérie Martial, Claude-Hélène Yvard et Thomas Sarlat, colistiers d'Audi, ont opté pour soutenir Lavitola, mettant en avant une approche plus ouverte de ce dernier.
Les membres du parti de centre-gauche "Démocrates et progressistes" ont manifesté leur disposition à soutenir Lavitola, avec Sarlat partageant sa perception d'une "démarche d'ouverture" de la part du maire sortant, contrastant avec son impression des propositions de Cadet, qu'il juge "conservatrices" et "dures".
Les tensions montent au sein du camp de droite, notamment avec Philippe Chassaing, ex-député macroniste, qui souligne les ambiguïtés d'Emeric Lavitola avec l'extrême gauche, citant les connexions passées avec La France insoumise sur sa liste.
Cependant, Chassaing ne se prononce pas en faveur de Cadet, se distanciant ainsi de l'éventualité d'un soutien à l'autre candidat de droite, illustrant les fractures de l'échiquier politique local. "On ne voit pas comment on peut soutenir l'un ou l'autre. On ne donne pas de consigne de vote", a-t-il déclaré. Christian Peyre, représentant l'UDI, a, quant à lui, exprimé son soutien à Cadet tout en regrettant la poussée à gauche parmi certains colistiers.
Alors que le second tour se profile, les stratégies des deux camps sont de plus en plus exposées, et les annonces de soutien continueront d'influencer les décisions des électeurs, comme l'indiquent différents analystes locaux.







