Mardi, la Bourse de New York a affiché des gains, se montrant résiliente face aux incertitudes géopolitiques et à l'envolée des prix du pétrole, alors que les investisseurs se préparaient pour la réunion imminente de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Le Dow Jones a, en effet, progressé de 0,83%, tandis que l'indice Nasdaq a connu une hausse de 1,22%, et le S&P 500 a enregistré un gain de 1,01%.
"Les marchés poursuivent leur remontée aujourd'hui, même en pleine intensification des tensions au Moyen-Orient", souligne Jose Torres d'Interactive Brokers. Les prix du pétrole continuent d'augmenter en raison des perturbations d'approvisionnement résultant du conflit en cours.
Depuis le début des hostilités dans la région, le brut a exercé une pression considérable sur les indices boursiers, suscitant des inquiétudes parmi les investisseurs concernant l'impact économique du conflit.
"Nous faisons face à une phase de reprise parfois qualifiée de technique", indique Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille chez Mirabaud. Cependant, les analystes de Briefing.com notent que "les participants au marché affichent une certaine prudence, évitant de prendre des décisions audacieuses avant l'annonce de la Fed concernant les taux d'intérêt prévue demain."
Les attentes sur Wall Street portent majoritairement sur un maintient des taux d'intérêt à un niveau compris entre 3,50% et 3,75%. Dans ses prévisions, la banque devrait aborder la dynamique de la guerre ainsi que le risque d'une inflation accrue liée à la flambée des prix du pétrole, prévoit Peter Cardillo de Spartan Capital Securities.
Alors que les frappes israélo-américaines en Iran se présentaient à l'horizon, les investisseurs anticipaient une éventuelle réduction des taux d'intérêt en juin ou juillet, un scénario qui semble désormais replié à octobre au plus tôt, selon l'indicateur CME FedWatch.
Sur le marché des obligations, le rendement des emprunts d'État à dix ans a légèrement fléchi, s'établissant à 4,20% contre 4,22% la veille, après des pics antérieurs à 3,94% avant les premières attaques en Iran.
Concernant les valeurs, Delta Air Lines a vu son titre s’envoler de 6,55%, atteignant 64,82 dollars, suite à des prévisions rehaussées pour le trimestre, et ce, malgré l’augmentation significative des coûts du kérosène due à la situation au Moyen-Orient. Le surcoût estimé pour le carburant a atteint 400 millions de dollars pour l’entreprise rien qu’en mars.
En revanche, le titre de Boeing a légèrement baissé de 1,23%, à 210,83 dollars. Lors d'une déclaration, son directeur financier a mentionné que l'acquisition de son ancien fournisseur Spirit Aerosystems aura un impact sur ses marges, qui ne devraient redevenir positives qu'en 2027.
Du côté de Qualcomm, le titre a progressé de 1,70% à 131,59 dollars, bénéficiant de l'annonce d'un programme ambitieux de rachats d'actions d'une valeur de 20 milliards de dollars, en complément d'une augmentation des dividendes pour ses actionnaires.
Enfin, le spécialiste des semi-conducteurs Micron a enregistré un gain de 4,50% à 461,69 dollars à l'approche de la publication de ses résultats mercredi, alors que Macy's a vu son titre légèrement reculer de 0,88% à 16,94 dollars, attendue également pour présenter ses performances ce jour-là.







