Le directeur général d'Air Canada, Michael Rousseau, a récemment reconnu ses difficultés à communiquer en français, malgré plusieurs années d'essais pour s'améliorer. Ce jeudi, il a exprimé ses regrets face à sa maîtrise insuffisante de la langue, une situation qui a conduit à sa décision de quitter ses fonctions d'ici la fin de septembre.
Cette annonce ne vient pas sans résonance dans un contexte où le Canada, pays officiellement bilingue, attend de ses dirigeants qu'ils soient à l'aise dans les deux langues. Rousseau a été vivement critiqué après avoir présenté des condoléances incomplètes en français suite à la tragédie survenue à l’aéroport LaGuardia, qui a coûté la vie à deux pilotes de la compagnie. De nombreux élus, dont la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, ont souligné l'importance de la compétence bilingue chez les leaders canadiens.
« Le Canada est un pays bilingue », a insisté Anand dans une récente déclaration à l'AFP. Cette affirmation a été reprise par plusieurs responsables qui appellent à une plus grande responsabilité linguistique chez les hauts dirigeants.
« Je m’en excuse »
Mark Carney, Premier ministre, a également exprimé son mécontentement. Il a évoqué un manquement de jugement de la part de Rousseau et a encouragé une culture de responsabilité afin de mieux représenter la diversité linguistique du pays.
En réponse aux critiques, Rousseau a pris le temps de formuler des excuses publiques, réitérant son engagement à travailler pour améliorer son français. Le Journal de Montréal a rapporté que la recherche de son successeur met désormais l'accent sur la nécessité de compétences linguistiques, le français étant désormais un critère central dans la quête du prochain leader de la compagnie.







