À l'approche des manifestations prévues ce mardi en Nouvelle-Aquitaine, les représentants de l'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) rencontrent aujourd'hui l préfet de région, Etienne Guyot, à Bordeaux. Pas de classique opération escargot, mais des camions qui circulent à allure réduite sur la rocade bordelaise, limitant leur vitesse à une moyenne de 50 km/h.
L'OTRE appelle ses membres à se mobiliser en Gironde et à travers toute la région, dénonçant la récente flambée des prix des carburants, exacerbée par le conflit au Moyen-Orient, ainsi que les aides jugées insuffisantes de l'État. Véronique Blay, secrétaire générale de l'OTRE en Gironde et Poitou-Charentes, déclare : "On appelle nos troupes à se mobiliser sur toutes les voies rapides, en baisant leur vitesse sans nuire à l'activité des entreprises."
Les transporteurs estiment que les mesures proposées par le gouvernement, telles que les 50 millions d'euros d'aide annoncés, ne répondent pas aux besoins urgents du secteur. "Nous considérons que ces aides sont des mesurettes", critique Véronique Blay, en soulignant que les TPE et PME ne bénéficieront que de 20 centimes d'euros par litre de carburant durant le mois d'avril.
Elle ajoute : "Le gouvernement reste flou sur les modalités de cette aide de 0,20 € par litre. Nous demandons une remise significative et immédiate, directement ciblée sur le carburant, pour répondre à la crise actuelle."
Ce lundi, plusieurs organisations patronales du transport routier sont également conviées à une réunion avec le préfet à l'hôtel de région de Bordeaux. Le moment précis de la mobilisation de mardi sera déterminé à l'issue de cette rencontre. Les discussions sont suivies de près par les médias, notamment France 3 Nouvelle-Aquitaine, qui rapportent les préoccupations croissantes des transporteurs face à la situation actuelle.







