Vingt-deux personnes sont attendues devant la cour d'assises de Paris du 30 mars au 17 juillet pour un procès exceptionnel. Nommé d'après la loge maçonnique Athanor, ce dossier complexe implique des allégations d'activités criminelles menées au sein même de l'ordre. Le meurtre de Laurent Pasquali, dont le corps a été retrouvé dans une forêt de Haute-Loire, occupera une place centrale dans ces débats.
Cet événement judiciaire attire l'attention par son caractère singulier. L'affaire Athanor, où une cellule criminelle aurait émergé, est scrutée par les médias. Parmi les accusés figurent des individus reliés aux anciens services de renseignement, notamment des agents de la DGSE. Des accusations graves, allant des agressions physiques aux tentatives de meurtre, seront auditionnées.
Retrouvailles tragiques dans une forêt
L'enquête autour de la mort de Laurent Pasquali remonte à septembre 2019. La découverte macabre d'un crâne et d'ossements dans la forêt de Cistrières, près du Puy-en-Velay, a mis en lumière un drame sordide. Pasquali, pilote de rallye reconnu pour sa générosité mais également en proie à des difficultés financières, avait disparu neuf mois plus tôt de Levallois-Perret.
Une dette insurmontable
Pasquali, selon des sources proches de l'enquête, devait près de 200 000 euros à un couple de créanciers. Pour récupérer leur dû, ils ont sollicité le chef d'une cellule criminelle issue de la loge Athanor. Bien qu'ils nient avoir commandité son meurtre, leur implication reste sujette à débat.
Des zones d'ombre persistantes
La cellule criminelle aurait agi avec des informations récoltées par un policier de la DGSI, les services de renseignement intérieur. En novembre 2018, Pasquali a été abattu dans le sous-sol de son immeuble. Malgré les développements de l'enquête, de nombreuses questions demeurent sans réponse. Qui est réellement responsable de ce meurtre ? Quels liens unissent les accusés ?
Ce procès, qui risque de maintenir le public en haleine, pourrait révéler des facettes rarement exposées de la franc-maçonnerie en France. Comme l’exprime un expert en criminologie interviewé par Le Monde, "l'ampleur de cette affaire souligne des connexions inattendues entre les institutions et le crime organisé". L'affaire Laurent Pasquali s'annonce comme un véritable révélateur des ombres qui existent derrière le voile de la société.







