Le verdict est tombé après deux heures de délibération. L'accusé, qui a comparu en état de récidive, a été reconnu coupable d'une violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Dernièrement, le 11 juillet 2024, il avait asséné deux coups de poing à la victime sur la place des Basques, dans une effusion de violence qui a bouleversé les festivités.
La cour a pris en compte la gravité des actes, les conséquences sur la famille de la victime et les antécédents judiciaires de Vérin, déjà condamné à seize reprises, dont la majorité pour des faits de violence. L’avocate générale, Jeanne François, avait précédemment requis une peine de vingt ans de réclusion criminelle, ajoutant un suivi socio-judiciaire de huit ans, afin de garantir la sécurité publique.
Mais la réaction de l'accusé à l'annonce de sa sentence témoigne de son caractère impulsif, le condamné ayant menacé la famille de la victime tout en exprimant son mécontentement face au jugement. "Ils ont qu'à crever", a-t-il déclaré en direction de la partie civile, avant de refuser de quitter le box des accusés tant qu’il n’avait pas pu échanger avec sa mère, présente à l'audience et venue de Guadeloupe.
Les réactions à cette affaire, qui a suscité un émoi important au sein de la communauté locale, témoignent de la nécessité croissante d’un encadrement judiciaire renforcé pour des individus comme Vérin. Selon des experts en criminologie interrogés par Le Monde, il est crucial d'intégrer des programmes de réhabilitation psychologique pour les récidivistes afin de prévenir de tels incidents futurs.







