Jean Messiha, sous le feu des critiques pour avoir conservé 42 000 euros d'une cagnotte destinée aux veuves des agents pénitentiaires tués lors de l'évasion de Mohamed Amra, a finalement restitué les fonds. Cette restitution intervient alors que deux plaintes pour abus de confiance ont été déposées à son encontre.
Selon les avocats des plaignantes, Messiha a transmis la somme aux veuves Moello et Garcia. Me Matthieu Chirez, représentant de Mme Moello, a déclaré à l'AFP : "Jean Messiha vient enfin de restituer les fonds aux veuves." L'avocat souligne le caractère regrettable d'une telle situation, indiquant qu'il a fallu une mise en cause médiatique pour que les fonds soient restitués. "Il devra répondre de ses actes," conclut-il, mettant en lumière la gravité des accusations.
La situation de Jean Messiha
La restitution totale des 42 000 euros a été confirmée par Me Gérald Pandelon, l'avocat de Messiha, qui insiste sur le fait qu'il n'y avait "aucun élément intentionnel" lié à cette affaire. Pourtant, il souligne ce qu'il considère comme une inadéquation de la présomption d'innocence dans la société actuelle : "En 48 heures, mon client a été lynché médiatiquement."
Des plaintes pour abus de confiance
Jean Messiha est accusé d'avoir encaissé cette somme destinée aux veuves des agents pénitentiaires décédés durant l'évasion de Mohamed Amra en mai 2024. Sandrine Le Hay Moello, veuve d'une des victimes, a déposé plainte pour abus de confiance, suivie par Mary Garcia, qui a également pris la décision de s'associer à cette plainte. Me Pauline Ragot, l'avocate de Mme Garcia, a affirmé : "Ces faits demeurent parfaitement caractérisés et sont désormais entre les mains de l'autorité judiciaire."
Jean Messiha a évoqué sur Facebook une "grave erreur" de la plateforme GoFundMe, soutenant que "l'intégralité de la somme indument imputée serait reversée aux familles."







