Ce jeudi 28 mai 2026, le tribunal correctionnel de Tours a jugé neuf personnes soupçonnées d'avoir orchestré un trafic de cocaïne reliant la Guyane et la Martinique à l'Indre-et-Loire. Les peines prononcées ont varié, allant jusqu'à quatre ans d'emprisonnement ferme.
Un procès pour trafic de stupéfiants
Les prévenus, deux femmes et sept hommes, ont été accusés d'avoir convoyé de la drogue depuis les territoires d'outre-mer vers la métropole. L'enquête a débuté suite à une dénonciation anonyme ciblant les sœurs Christa et Christiane F., ainsi que leurs compagnons. Christiane, lors de son témoignage, a décrit son rôle comme celui d'une guetteuse, tandis que sa sœur a admis avoir participé à des allers-retours pour transporter des fonds.
Les enquêteurs ont également découvert que plusieurs hommes en contact avec les sœurs avaient établi un véritable réseau, avec une hiérarchie impliquant de nombreux acteurs, selon des informations rapportées par Radio France. Etson V., 32 ans, est considéré comme le principal orchestrateur, bien qu'il se soit décrit comme un simple intermédiaire.
Des révélations troublantes
Lors des investigations, les forces de l'ordre ont étudié les derniers déplacements des suspects. Un des prévenus, Sylvestre A., a tenté d'éliminer pas moins d'1,3 kilo de cocaïne avant son arrestation. Il avait été envoyé en Martinique par Jovani L. avec la promesse d'une rémunération de 8000 euros. Au moment de l'interpellation, Jovani a déclaré : “Quand les policiers sont arrivés, j'étais encore en train de compter l'argent.”
Après plus de 13 heures d’audience, les magistrats ont délibéré, rendant un jugement variant de 15 mois avec sursis à quatre ans de détention ferme en fonction de l’implication de chacun dans cette affaire.
L'affaire met en lumière les enjeux posés par le trafic de stupéfiants entre les territoires d'outre-mer et la métropole, un sujet préoccupant pour les autorités et les experts en lutte contre la drogue.







