Une conférence sur la prévention des cambriolages a eu lieu ce mardi 19 mai à Chancelade (Dordogne), animée par un policier du commissariat de Périgueux. Devant une audience attentive, c’est l’occasion pour de nombreuses personnes ayant déjà subi l’épreuve du cambriolage d’évoquer leurs traumatismes.
"On ferme le portail, même quand on sort dix minutes au marché", rappelle le brigadier-chef Sébastien Point, martelant l'importance des gestes simples pour se protéger. La réunion publique a réuni environ cinquante personnes désireuses d’en savoir plus sur les moyens de se protéger contre les cambriolages.
Trois cambriolages en 15 jours
Suzanne, 93 ans, est particulièrement concernée. Elle a vécu trois cambriolages en l'espace de quinze jours, dont un alors qu’elle était chez elle. "J'étais dans la chambre, je dormais et je n'ai rien entendu", confie-t-elle, les souvenirs encore frais dans son esprit. Les cambrioleurs ont profité de son sommeil pour dérober son frigo, divers aliments et même sa voiture.
Les objets de valeur tels que montres, téléphones et broches, ont également disparu. "Les montres disparues, les téléphones disparus, les broches disparues." La situation a laissé des séquelles émotionnelles bien plus graves qu'un simple vol.
"Quand j'entends un bruit, je panique"
L'impact sur la santé de Suzanne est significatif. "Ça m'a provoqué un zona, qui n'est pas encore guéri d'ailleurs." Elle vit désormais avec la peur constante de se retrouver seule chez elle, réagissant par l'angoisse chaque fois qu'un bruit se fait entendre. "Quand j'entends un bruit, je panique, c'est très dur à supporter. Celui qui n'y est pas passé ne peut pas se rendre compte du mal que ça peut faire," témoigne Suzanne visiblement éprouvée.
Pour se protéger, la retraitée a renforcé la sécurité de son domicile en faisant installer des barres de fer aux fenêtres et en posant une alarme. Toutefois, son angoisse persiste ; elle soupçonne même une nouvelle tentative de cambriolage en janvier dernier, lorsque sa porte a été endommagée.
D'autres réunions prévues en Dordogne
Le brigadier-chef Sébastien Point a insisté sur l'importance d'aller au-delà d'une simple alarme. "Ce qui devient de plus en plus accessible aux usagers, c'est la vidéoprotection." Les caméras de surveillance permettent d’anticiper les intrusions, et selon la police, elles offrent un moyen efficace d'alerter avant qu'un crime ne soit commis.
La conférence a ponctué plus d'une heure et demie d'échanges, invitant les habitants à rester vigilants. Un véhicule stationné trop longtemps ou une personne rôdant dans le quartier peut indiquer une intention malveillante. C'est la première initiative du genre en Dordogne, mise en place par la direction interdépartementale de la police nationale. Plusieurs autres réunions sont d'ores et déjà programmées dans le département pour le mois de juin, notamment à Saint-Laurent-sur-Manoire et Sainte-Marie-de-Chignac.
- Saint-Laurent-sur-Manoire, le 22 juin 2026
- Sainte-Marie-de-Chignac, le 23 juin 2026
- Atur, le 24 juin 2026
- Coulounieix-Chamiers, le 26 juin 2026
- Boulazac, le 30 juin 2026
Source : ICI Périgord - Radio France







