Dans une tragédie survenue mardi soir à Capesterre-Belle-Eau en Guadeloupe, deux femmes ont été tuées et quatre autres personnes, dont un jeune enfant, ont été blessées lors d'une fusillade devant un bar. Ce drame a été rapporté par Stéphanie Bazart, procureure de la République à Basse-Terre. Selon les autorités, un règlement de compte dans le contexte du narcotrafic est privilégié.
Les tirs multiples ont frappé des innocents alors qu'ils profitaient d'un moment de convivialité. Les victimes ont été rapidement transportées à l'hôpital, certains dans un état préoccupant. Une enquête criminelle a été rapidement ouverte, confiée à la police judiciaire, afin de déterminer les motivations et les détails de cet incident tragique. Cette initiative est cruciale, alors que la Guadeloupe fait face à une montée des violences liées à la circulation d'armes, alerte la préfecture.
Le maire de la commune, réagissant à cet événement choquant, a annoncé l'annulation de la fête patronale prévue, appelant à une mobilisation pour lutter contre la circulation des armes. "Ce drame doit provoquer un véritable sursaut de l’État et de notre société", a déclaré Jocelyn Sapotille, président de l'association des maires, sur les réseaux sociaux. Les représentants du Parti socialiste local ont également exprimé leur inquiétude, soulignant que le contexte du narcotrafic exacerbe la gravité de la situation.
Par ailleurs, le directeur de cabinet du préfet a insisté sur le bon taux d'élucidation des affaires criminelles, assurant que "la police vous retrouvera, la justice vous jugera" concernant les responsables de cette fusillade.
Les Antilles françaises, en particulier, sont devenues des carrefours pour le narcotrafic, exacerbant les tensions et la violence sur l'archipel. Face à cette situation alarmante, il devient impératif d'agir résolument pour barrer la route à la violence armée et garantir la sécurité des citoyens.







