Des manifestants, gravement blessés par des gendarmes lors d'un rassemblement interdit à Sainte-Soline en mars 2023, ont décidé de passer à l'action. Après que leurs plaintes aient été classées sans suite par le parquet en décembre, ils veulent redéposer une nouvelle plainte, cette fois-ci avec constitution de partie civile.
Lors d'une réunion publique à Poitiers, où plus de 200 personnes étaient présentes, Mickaël Boulay, qui a passé dix jours dans le coma, et les parents de Serge Duteuil-Graziani, resté inconscient pendant deux mois, ont exprimé leur ferme intention de rouvrir le dossier. "Nous voulons que justice soit faite", a déclaré Boulay, qui ressent un besoin profond de faire entendre sa voix et celle de ses camarades blessés.
Ce rassemblement antibassines avait été le théâtre de tensions extrêmes, attirant l'attention non seulement du grand public mais aussi des médias nationaux. La violence qui s'est déroulée a suscité de vives réactions, allant jusqu'à des débats sur l'usage de la force par les autorités. Des experts en droit ont souligné l'importance de garantir le droit de manifester tout en préservant l'ordre public. Selon Franceinfo, des manifestations sont souvent marquées par des affrontements entre forces de l'ordre et manifestants, ce qui soulève des questions éthiques et juridiques.
"Nous devons promouvoir un dialogue pacifique pour éviter de telles escalades", estime Sophie, une manifestante engagée. Alors que les blessés poursuivent leur combat légal, le climat autour des rassemblements est devenu de plus en plus tendu, avec une attention accrue sur la manière dont la police gère des manifestations potentiellement explosibles.
La lutte des manifestants à Sainte-Soline pourrait être le déclencheur d'un débat plus large sur le droit de manifester et la responsabilité des autorités. Cette nouvelle plainte sera scrutée de près, et la réaction du parquet pourrait avoir des implications significatives pour les droits des citoyens en France.







