Les événements tragiques survenus à Sainte-Soline en mars 2023 continuent de faire des vagues. Suite à un rassemblement antibassines interdit, des manifestants, dont certains ont subi des blessures graves, se battent pour obtenir justice. Lors d'une réunion publique à Poitiers, qui a attiré environ 200 participants, Mickaël Boulay, qui a passé dix jours dans le coma, ainsi que les proches de Serge Duteuil-Graziani, resté inconscient pendant deux mois, ont exprimé leur volonté de réouvrir le dossier avec une plainte sous huit jours, qui inclura une constitution de partie civile.
Ce changement de cap fait suite à la décision du parquet de classer sans suite les plaintes initiales. Les victimes, déterminées à ne pas laisser cette décision en l'état, envisagent maintenant d'engager une instruction judiciaire pour permettre une évaluation complète des faits, comme l'a souligné la vice-présidente de la Ligue des droits de l'homme (LDH), interrogée par Franceinfo.
Ce désir de rectification se fait écho des nombreuses critiques relayées dans les médias et par des experts, qui pointent du doigt la manière dont les forces de l'ordre ont agi lors de ces manifestations. La question des violences policières et de la légitimité des interventions des gendarmes est soulevée avec insistance par certains groupes de défense des droits de l'homme, appelant à une transparence totale dans l'enquête.
Les manifestants espèrent que cette nouvelle démarche aboutira à une réévaluation des événements, et peut-être même à un changement dans le traitement des manifestants lors de futurs rassemblements. Alors que le climat social reste tendu en France autour des questions environnementales, ces événements à Sainte-Soline mettent en lumière les tensions persistantes entre la défense de l'écologie et la réponse des forces de l'ordre.







