À la fin de l’année 2024, une jeune femme, également pompier volontaire à la caserne de Beaucaire dans le Gard, a décidé de porter plainte pour "viol en réunion" contre quatre de ses collègues, comme l’a rapporté Cécile Gensec, procureure de la République de Nîmes. Les pompiers concernés ont immédiatement été suspendus "à titre conservatoire". Cette information a été corroborée par le quotidien Le Parisien.
Les événements en question auraient eu lieu au début de l’année 2024, en dehors des heures de service de la caserne. La plaignante accuse ses camarades de l’avoir agressée sexuellement.
Les quatre pompiers relâchés
Quelques mois plus tard, c'est fin 2024 qu’elle dépose officiellement sa plainte pour "viol en réunion" et informe sa hiérarchie. Selon le service départemental d’incendie et de secours du Gard (Sdis 30), l’alerte a été donnée environ un an après les faits. Le Sdis a précisé avoir "suspendu immédiatement tous les agents concernés".
Une enquête pour "viol en réunion" a été ouverte par le parquet de Nîmes et est confiée à la police des Bouches-du-Rhône. Comme l’a précisé Cécile Gensec au Parisien, les quatre pompiers ont été placés en garde à vue en février 2026, où ils ont nié les accusations portées contre eux. Ils ont été relâchés sans mesures de contrainte judiciaire, mais l’enquête se poursuit.
Les témoignages des collègues de la caserne révèlent un climat troublant. Une autre sapeur-pompier volontaire, ayant travaillé à Beaucaire, a témoigné : "Ils étaient en roue libre, parlait de sexe en continu. Un jour, ils regardaient un film pornographique en salle de pause et un autre, l'un d'eux a exposé ses parties intimes sans raison. C'était inédit pour moi dans cette profession". Ces déclarations suggèrent un environnement de travail problématique, ce qui soulève des questions sur la culture au sein de la caserne.







