Un psychiatre âgé de 67 ans a tragiquement perdu la vie après avoir reçu plusieurs coups de couteau d'un patient, alors qu'il exerçait sa profession au centre médico-psychologique du Gosier en Guadeloupe. Jean-Michel Le Gal, en reconnaissance du dévouement et des risques encourus dans son métier, a été décoré à titre posthume du grade de chevalier de la Légion d'honneur, selon un décret publié récemment dans le Journal officiel.
Le drame s'est produit le 1er décembre, lorsque cet homme a été attaqué par un patient de 48 ans. Malgré les efforts pour le réanimer, il n'a pas survécu à ses blessures. Le suspect a été mis en examen pour assassinat et se trouve actuellement en détention provisoire. Ce tragique événement a suscité de vives réactions au sein de la communauté médicale.
Une absence de moyens en Guadeloupe
Suite à cette tragédie, le Conseil national de l’Ordre des médecins a exprimé son inquiétude face à l'augmentation constante des agressions dans le domaine médical. Dans une déclaration, il a souligné le besoin urgent d'une réévaluation des ressources allouées à la psychiatrie sur l'île. Jimmy Louis, un infirmier, a souligné que les centres médico-psychologiques manquent souvent d'infrastructures adaptées, se trouvant souvent dans des maisons individuelles mal équipées pour la sécurité des soignants.
« La prise en charge extra-hospitalière est cruciale, car nous n'avons pas d'issues de secours adéquates et les locaux sont souvent inadaptés pour gérer des patients difficiles », a-t-il déclaré. Ces préoccupations sont d'autant plus pressantes suite à un rapport de l’établissement public de santé mentale de l’archipel, qui a révélé une prise en charge de 12 378 patients, un chiffre en hausse de 22 % depuis 2019, représentant seulement 3 % de la population guadeloupéenne.
Ce drame est un appel à l'action pour les autorités et la communauté médicale, soulignant la nécessité d'améliorer les conditions de travail des professionnels de santé en Guadeloupe. Des experts suggèrent une révision des infrastructures et une augmentation du personnel afin d'assurer la sécurité tant des médecins que des patients.







