Une enquête a été ouverte par l'inspection générale de la gendarmerie nationale visant un général chargé de la lutte contre les crimes de haine, soupçonné de tenir des propos à connotation raciste et sexiste.
Ce général, qui dirigeait l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité et les crimes de haine (OCLCH) depuis quatre mois, a été exfiltré à la suite de ces allégations. Selon des sources du Parisien et de franceinfo, ce haut gradé aurait tenu des propos controversés lors de divers événements, y compris lors de moments de convivialité et d'entretiens personnels.
Parmi ces propos, il aurait, par exemple, questionné pourquoi les gendarmes de couleur travaillaient principalement à l'accueil, laissant des témoins abasourdis et qualifiant sa remarque de "nauséabonde". D'autres militaires l'ont décrit comme "sans filtre" et ont ajouté que ses attitudes rappelaient un certain conservatisme, qualifié de "vieille France" par certains observateurs.
Cette situation soulève des questions cruciales sur la discrimination et le racisme au sein des forces de l'ordre françaises, qui devraient incarner des valeurs de justice et d'égalité. Selon un expert en sociologie des institutions, ce type de comportement peut miner la confiance du public envers la gendarmerie et suggérer une réflexion profonde sur la formation et les valeurs éthiques au sein des corps de sécurité.







