L'ancien maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, pourrait retrouver sa liberté dans les jours à venir. La cour d'appel de Lyon examinera sa demande de remise en liberté le 4 mars, comme l'a rapporté ICI Saint-Étienne Loire. Condamné en décembre dernier à quatre ans de prison ferme pour un affaire de chantage à la sextape, il espère pouvoir sortir le jour même et porter un bracelet électronique jusqu'à son procès en appel, prévu du 8 au 12 juin.
La décision du tribunal dépendra des circonstances et des arguments avancés par son avocat, Me Jean-Félix Luciani, qui a affirmé que son client "remplit tous les critères" pour une remise en liberté. En effet, Gaël Perdriau, 53 ans, a déclaré : "Cette décision, je la vis comme une terrible injustice. C'est aussi pour cela que j'ai fait appel, en espérant que la justice entendra ma voix".
Le 1er décembre, le tribunal correctionnel de Lyon avait condamné l'ancien maire à un total de cinq ans, dont un an de sursis, accompagné de cinq ans d'inéligibilité. Pour rappel, il a été reconnu coupable d'avoir organisé un complot pour filmer le Premier adjoint, Gilles Artigues, à son insu dans une situation compromettante, et d'avoir utilisé cette vidéo pour le faire chanter avec des fonds publics.
Trois autres membres de son entourage, dont l'ancien adjoint à l'Éducation Samy Kefi-Jérôme et Gilles Rossary Langlet, ont également été condamnés et ont fait appel de leurs peines. Seul Pierre Gauttieri, l’ancien directeur de cabinet, n’a pas interjeté appel après avoir reçu une peine de deux ans ferme.







