L'affaire avait profondément marqué la petite commune de Larceveau le 28 septembre dernier. Un retraité de 64 ans, armé d'un fusil de chasse, avait été au cœur d'un déploiement massif des forces de l'ordre. Finalement, la justice a décidé de le relaxer ce mardi, n'ayant trouvé aucune preuve de menace envers autrui.
Lors de l'audience, la chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Bayonne, présidée par Mélanie Mistral, a entendu les arguments de la défense et a relaxé le retraité agricole, qui faisait face à des accusations graves. Ce dernier était mis en cause après une journée qui a commencé par un acte désespéré dans son jardin, situé près de la fromagerie Istara, filiale du groupe Lactalis.
Village bouclé
Les événements ont pris une tournure dramatique lorsqu'il a tiré plusieurs balles en l'air, entraînant l'évacuation du village et la mobilisation des forces de sécurité. En effet, les autorités ont rapidement pris la décision de boucler le centre du village, et le préfet du département, Jean-Marie Girier, s'est rendu sur les lieux pour superviser la situation.
Finalement, après plusieurs heures de discussions, l'homme a été interpellé sans résistance, mettant fin à une inquiétude qui avait bouleversé les habitants de Larceveau.
Un appel à l'aide
Selon l'avocate du retraité, Me Camille Leduc, cet acte s'inscrivait dans un contexte de conflit personnel avec l'agglomération Pays Basque, qui avait procédé à l'expropriation d'une partie des terres agricoles de son client. "C'était un appel à l'aide", a-t-elle déclaré, soulignant que la question de l'expropriation était toujours en litige au tribunal administratif.
Malgré sa relaxe, Jean-Pierre fait l'objet d'une mesure d'interdiction de détention d'arme pour une durée d'un an, un compromis qui souligne la complexité de la situation et les défis auxquels il a été confronté.







