Trois jeunes hommes âgés de 23 à 25 ans ont été arrêtés ce mardi à Montpellier, soupçonnés d'appartenir à un groupuscule d'extrême droite en voie de dissolution, le bloc montpelliérain. Cette arrestation fait suite à une rixe survenue le 31 mai dernier au Prolé d'Alès (Gard), où une douzaine de personnes avait agressé la foule, utilisant notamment des gaz lacrymogènes.
Selon le parquet d'Alès, une enquête pour violence aggravée en réunion et avec préméditation a été ouverte. Les victimes, certaines blessées, avaient déposé des plaintes, entraînant un écho national autour de cet incident. En effet, le rassemblement qui a suivi cette agression a vu la participation de près d'un millier de personnes, dont le membre du Parti communiste, Fabien Roussel.
D'après des sources de France bleu, les agresseurs avaient repéré les lieux la veille, ce qui indique une préméditation préoccupante. Des experts s'interrogent sur la montée de la violence de l'extrême droite en France, pointant notamment une coordination entre plusieurs groupes marginaux. "Cette affaire met en lumière un phénomène inquiétant," déclare un sociologue spécialisé en études radicales, soulignant la nécessité d'une vigilance accrue.
Actuellement, les trois interpellés sont en garde à vue, avec une durée qui peut aller jusqu'à 48 heures avant leur éventuelle présentation au parquet d'Alès. Les autorités continuent de surveiller les activités de ces groupuscules, dans le contexte d'une récidive préoccupante de violence politique sur le territoire.







