L’audience du 18 février 2026 a révélé la complexité des événements survenus en juin 2022 à Issoudun, où un homme a été victime d’injures racistes. Parmi les accusées, l’une d’elles déclare n’avoir commis aucune violence.
Quatre personnes doivent s’expliquer devant la justice pour des incidents survenus devant une maison à Issoudun. Une des prévenues était absente, tandis que l’homme blessé, mineur à l'époque des faits, sera jugé séparément par un tribunal pour enfants. Sa compagne, âgée de 18 ans à l'époque, est accusée d'insultes racistes.
« Je vais être humble dans mon résumé, il est assez difficile de comprendre l’enchaînement des faits », indique le président de l’audience. Les gendarmes sont intervenus alors que deux groupes s’affrontaient. L’une des prévenues affirme que son compagnon, noir, avait eu une altercation avec le partenaire de la prévenue de 18 ans plus tôt dans la journée. Ce soir-là, sa compagne et son père sont revenus devant sa maison. « Je me souviens avoir essayé de m’interposer, mais j’ai été poussée », affirme la plus jeune des prévenues.
Cette prévenue admet avoir traité de « sale noir » l’homme qui fréquente sa fille. « Ça fait des mois que cela dure. J’ai déjà porté plainte, ma fille et son compagnon subissent régulièrement des insultes et du harcèlement », explique la mère de famille. Elle a vu arriver la prévenue et deux hommes, armés de battes et d'un club de golf. « Je me suis interposée pour protéger ma fille et son compagnon », ajoute-t-elle.
Des antécédents de conflits
La mère des prévenus nie avoir été violente envers la plus jeune. « Elle était enceinte et ne s'est pas mêlée de cette dispute. Je ne voulais pas lui faire de mal », affirme-t-elle. Les gendarmes et des témoins la décrivent comme ayant l'air ivre, « hystérique », ce qu'elle conteste. « Je n'avais bu qu'une bière », déclare-t-elle.
Le beau-fils des prévenues témoigne : « Ce ne sont pas les premiers actes d’insulte; ce soir-là en rentrant, j’ai vu un homme avec une batte. » Il raconte que la prévenue a continué à insulter la victime en présence des gendarmes. Les deux femmes impliquées rapportent des blessures nécessitant plus de dix jours d'ITT. De plus, l’amie absente d'une des prévenues a été condamnée précédemment pour avoir agressé des jeunes dans un parc. « On dirait que ce conflit oppose presque deux clans », souligne un des juges.
Un véritable capharnaüm
« C’est un véritable capharnaüm qui s’est produit ce jour-là », résume la procureure. Elle souligne la minimisation des propos racistes par la jeune prévenue qui affirme qu'elle a agi sous le coup de l'énervement. La procureure requiert une amende et l’avocate de la prévenue, Me Carré, met en avant l'absence de casier judiciaire de sa cliente.
Pour les deux autres prévenues, adultes, le ministère public insiste sur les preuves des violences subies par la victime. Une peine d’emprisonnement avec sursis est demandée. Concernant la prévenue absente, également poursuivie, le procureur requiert six mois de prison ferme en raison de son comportement antérieur. La décision finale sera prononcée le 4 mars 2026.
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