Le parquet de Perpignan a ouvert une enquête après que Hugo Mazouz, un militant de 23 ans de La France insoumise (LFI), a déposé une plainte pour menaces de mort et injures racistes et homophobes. Comme l'a rapporté l'AFP par la voix du procureur Jérôme Bourrier, cette démarche fait suite à des menaces sérieuses qui ont émergé dans un climat de tension croissant.
D'après la plainte dont l’AFP a consulté une copie, Mazouz a découvert son nom sur une liste désignant 25 "gauchistes à tuer", prétendument établie par des figures de l'extrême droite, après le décès tragique de Quentin Deranque à Lyon. Cette liste a été largement diffusée sur les réseaux sociaux, incitant un afflux de menaces, avec Hugo recevant jusqu'à 600 messages menaçants, parmi lesquels des expressions comme "tu vas finir en guillotine" ou "tu vas finir en cendres".
Des insultes homophobes et racistes
Dans sa plainte, il évoque des messages particulièrement offensants, tels que "tu restes un arabe doublé d'une pédale" ou encore des menaces explicites. Il nomme également Maxime Giralt, collaborateur du député RN Jérôme Buisson, qui lui aurait suggéré de partager ses coordonnées pour lui "envoyer des fleurs pour cette Saint-Valentin". Ces propos illustrent un climat d'intimidation insupportable pour Mazouz.
Le jeune activiste a déclaré lors de son intervention sur ICI Roussillon que malgré ce déferlement de menaces, il ne cédera pas à la peur, affirmant, "Je prends mes précautions. Je ne me déplace plus comme avant. Ils doivent comprendre qu'ils ne nous intimideront pas".
Mickaël Idrac, tête de liste pour "Perpignan Changez d'air", a exprimé son soutien en soulignant l'importance de la solidarité entre militants : "J'ai dit à mes camarades de faire bloc. Nous devons répondre par le militantisme et essayer de faire du meeting du 1er mars le plus grand rassemblement populaire de toute la séquence municipale", faisant référence à la présence de Jean-Luc Mélenchon lors cet événement.







