Mercredi matin, les garde-côtes cubains ont abattu quatre occupants d'un bateau immatriculé en Floride, déclenchant une réaction immédiate de La Havane. Les autorités cubaines ont qualifié cet incident de tentative "d'infiltration terroriste", mettant en lumière la tension persistante entre Cuba et les États-Unis.
Le ministère cubain de l'Intérieur a précisé que la vedette, identifiée sous le numéro FL7726SH, transportait des membres d'un groupe armé en provenance des États-Unis, souhaitant infiltrer l'île à des fins, selon La Havane, terroristes. "Des armes à feu, des explosifs artisanaux, des gilets pare-balles et des uniformes de camouflage ont été saisis", a-t-on déclaré.
Profil des infiltrés et contexte
Les occupants, des Cubains résidant aux États-Unis, ont des antécédents judiciaires notables. D'après le ministère de l'Intérieur, deux des blessés étaient déjà recherchés par les autorités cubaines.
Le recours à des groupes armés sur le sol cubain n'est pas inédit et est souvent exacerbée par les échanges complexes entre les deux nations. "Cet incident illustre un climat de violence potentiellement croissant", a noté l'expert en relations internationales, Jean-François Giordano.
"Bien que cet épisode puisse être attribué à des groupes peu représentatifs, il révèle une faille dans la sécurité régionale. " — Jean-François Giordano
Les autorités cubaines ont également arrêté un Cubain accusé d'avoir été chargé d'accueillir ce groupe sur le territoire cubain. Il aurait avoué sa participation, ajoutant aux charges pesant contre le groupe.
Le ton de l'incident a rapidement attiré l'attention des États-Unis. Marco Rubio, sénateur et ancien responsable de la politique étrangère américaine, a déclaré que les États-Unis prenaient la situation très au sérieux, affirmant qu'ils réagiraient en fonction des informations recueillies. "La position de notre gouvernement n'a jamais été plus claire", a-t-il insisté lors d'une conférence à Saint-Christophe-et-Niévès.
Des relations sous tension
Les relations Cuba-États-Unis se sont dégradées, en particulier après l'arrestation récente du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis. Les tensions politiques et économiques restent palpables alors que Washington impose une pression accrue sur La Havane, allant jusqu'à qualifier le régime cubain de menace pour sa sécurité nationale.
Suite à cet incident, Washington a annoncé des assouplissements temporaires des restrictions à l'exportation de pétrole, vital pour Cuba, mais Marco Rubio a averti que de nouvelles restrictions pourraient être mises en place si Cuba ne respectait pas les termes dicte par les États-Unis. Ce faisant, il a encouragé l'île à entreprendre des réformes significatives en matière de droits économiques et politiques.
La situation reste volatile et le développement de ces événements pourrait influencer non seulement les relations bilatérales, mais aussi la stabilité régionale en général.







