Le leader nord-coréen Kim Jong-un a exprimé sa volonté de maintenir des discussions avec les États-Unis, tout en durcissant son discours à l'égard de la Corée du Sud. Selon l'agence d'État KCNA, lors du dernier congrès du Parti des travailleurs, Kim a redéfini la Corée du Sud comme un « État hostile », soulignant une séparation marquée entre les deux nations.
Kim a affirmé que la possibilité d'un rapprochement avec Washington dépendait du respect du « statut nucléaire » de la Corée du Nord, comme stipulé dans sa Constitution. Il a ajouté que si les États-Unis abandonnent leur « politique hostile », des relations pacifiques pourraient être envisagées. Ce discours revêt un sens nouveau, après que le président américain Donald Trump a déclaré être « ouvert à 100 % » à une rencontre avec Kim, renouant un dialogue qui avait stagné depuis plusieurs années.
Dialogue compliqué avec Séoul
À l'opposé, le ton à l'égard de Séoul est devenu particulièrement virulent. Kim a réitéré que Pyongyang ne reconnaîtrait plus les Sud-Coréens comme des « compatriotes », qualifiant leurs efforts de rapprochement d'initiatives « trompeuses ». Le président sud-coréen, Lee Jae-myung, cherche à rétablir le dialogue qui, jusqu'à présent, n'a pas trouvé écho au Nord.
Les tensions demeurent vives, illustrées par l'incident récent où un drone du Sud a été abattu près de Kaesong. Lee Jae-myung a averti que ces survols peuvent mener à une escalade militaire, les deux pays étant techniquement toujours en guerre depuis le conflit de 1950-1953.
Des sanctions internationales en débat
Les sanctions internationales continuent de peser sur la Corée du Nord, qui, selon des analyses, serait capable de produire suffisamment de matériel nucléaire pour assembler jusqu'à 20 armes atomiques par an, selon la présidence sud-coréenne. Cependant, des sources diplomatiques ont rapporté que le Conseil de sécurité des Nations unies pourrait envisager une exemption pour des projets d'aide humanitaire, espoir qui pourrait éventuellement faciliter le dialogue entre Pyongyang et Séoul.
En 2024, la Corée du Nord a modifié sa constitution pour qualifier la Corée du Sud d' « État hostile », une première dans ses documents officiels. Le congrès du parti, qui renforce l'autorité du régime, voit Kim reconduit à son poste suprême, consolidant ainsi son contrôle sur le pays.







