L'essentiel
- De nombreux rapports d'interrogatoire du FBI sur Jeffrey Epstein n'apparaissent pas dans les archives publiques.
- Des documents manquants évoquent des accusations formulées à l'encontre de Donald Trump.
- Le département de la Justice déclare n'avoir supprimé aucun document, mais les critiques fusent concernant la transparence.
D'après CNN, de nombreux comptes répertoriés dans un document remis aux avocats de Ghislaine Maxwell n'ont pas été publiés en ligne. Ces rapports, appelés "302", sont essentiels pour comprendre l'évolution de l'enquête sur Epstein et ses associés. Andrew McCabe, ancien directeur adjoint du FBI, indique que ces documents sont « la pierre angulaire de l'enquête ». Leur absence soulève des inquiétudes sur l'intégralité des informations fournies.
Documents révélateurs concernant Trump
Les informations manquantes incluent également plusieurs entretiens d'une femme qui aurait été victime d'abus de la part d'Epstein dès ses 13 ans. Selon les informations recueillies, elle avait reporté ces faits au FBI en juillet 2019. Son avocate a révélé qu'elle redoutait d'impliquer d'autres personnes célèbres, craignant des représailles. NPR rapporte que son enquête a abouti à plusieurs interrogations, mais des pages de témoignages demeurent inaccessibles.
Bien que ces accusations soient relevées dans des documents internes du FBI, elles restent inaccessibles au public, rendant difficile la vérification des déclarations. La Maison-Blanche a fermement rejeté ces allégations, arguant que Trump avait œuvré pour les victimes d'Epstein. Les porte-parole du DOJ affirment que les documents non publiés sont soit des doublons, soit des documents protégés ou sous enquête.
Voix critiques et préoccupations publiques
Cette situation provoque des tensions parmi les victimes et les élus. Jess Michaels, victime des abus d'Epstein, a exprimé son indignation : « Nous avons tous cherché à retrouver nos déclarations, » a-t-elle clamé à CNN, remettant en question la manipulation par le département de la Justice. Le représentant démocrate Robert Garcia a alerté sur l'absence de transparence et a insisté sur l'importance de ces témoignages dans le contexte des accusations contre Trump.
Malgré la mise à disposition de plus de trois millions de pages liées à l'affaire Epstein, l'absence troublante de certains rapports continue d'alimenter des suspicions sur la rigueur de la publication des preuves et sur le traitement des victimes.







